‹ La philosophie de Charles Secrétan [microform]Chapitre 30 sur 70 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

lui en faire honneur, parce que personne ne Ta exprimée avec plus de précision, affirmée avec plus de force. On remarquera qu'elle se trouve, énoncée en termes divers, dans presque tous ses ouvrages :

(( La négation du devoir est une violation du devoir, un outrage à l'humanité'. »

c( Le doute sur la valeur ahsolue des prescriptions de la conscience n'est qu'une ombre, inévitable peut-être, mais sans consistance. Du moment où nous lui accorderions quelque influence pratique, il deviendrait im.moral... Le doute fondé sur la faiblesse de notre raison, lorsqu'il s'élève contre une conception purement intellectuelle, sans caractère obligatoire, la fait osciller sur sa base; l'évidence reste levidence, et, malgré cette évidence subjective, nous nous disons toujours : Il est possible que tout cela soit faux. Mais si, par le même motif, nous venions à douter de nos idées morales, cette possibilité générale d'erreur ne nous justifierait pas à nos propres yeux ~. »

(( Nous savons très certainement que la conscience a le droit de se faire obéir, et nous ne félicitons pas ceux qui Font réduite au silence, nous les méprisons '\ »

« Si le devoir est plus certain que toute autre chose, ce n'est pas du tout par l'effet d'une nécessité psychologique. Rien au monde ne nous empêche de soupçonner que cette voix de la conscience, souvent importune, est une voix qui nous abuse; cela n'est

\. La Philosophie de la liherlé, 2* édit., t. I, V' leçon, p. 12.

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