‹ La philosophie de Charles Secrétan [microform]Chapitre 31 sur 70 · La Raisoji et le Chiuslianisme, p · texte numérisé non relu

La Raisoji et le Chiuslianisme, p

MORALE

pas même difficile et nous aurions peine à compter les habiles gens qui s'en sont avisés. Chacun peut, s'il lui plaît, dire et croire que le devoir est une chimère. Non, ce qui fait la certitude supérieure, originale, du devoir et le vrai fondement de toute certitude, c'est simplement quil est le devoir. On peut le mettre en question, mais on ne doit pas le faire, voilà tout le secret ^ »

« Le doute sur l'autorité de la loi morale est condamné par la loi morale elle-même \ »

Si c'est un devoir de croire au devoir, c'en est un également de croire à tout ce qui se déduit ou s'induit du devoir. A côté de l'obligation se place la liberté, comme objet de croyance obligatoire. Secrétan ne manque pas de l'y joindre. S'il vote librement comme il dit, pour la liberté, cette option n'est pas, à ses yeux, une préférence d'attrait ou d'intérêt; il la juge libre, parce qu'elle lui paraît obligatoire. « Nous sommes moralement tenus de croire au libre arbitre, ou du moins, pour nous borner au strict nécessaire, nous sommes tenus de nous diriger d'après la croyance au libre arbitre dans la conduite de la vie, ce qui n'oblige pas absolument à l'affirmer comme thèse métaphysique, mais ce qui en interdit la négation ^ »

Et ce n'est pas seulement la croyance au libre arbitre qui, d'après ce raisonnement, est obligatoire ; ce sont encore toutes les convictions sans lesquelles nous ne pouvons nous expliquer le fait de la con-

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