II, p. 500 et sq
Thomas. — Gassendi. 13
que l'opinion du bien et du mal par laquelle ces mouvements sont excités, est propre et particulière à Pâme. Car, du reste, il arrive à cause de la liaison intérieure de Tâme et du corps que, de même que le mouvement de l'âme redonde sur le corps, ainsi la constitution du corps, ou, comme on parle d'ordinaire, la complexion et la température donnent occasion à ces mouvements *. »
De cette analyse nous avons dû écarter toute la théorie physiologique de Gassendi ; il n'en ressort pas moins avec évidence que nul avant lui n'avait étudié avec autant de méthode et de profondeur les passions de l'âme et qu'il est le premier qui ait ébauché la science du caractère, qui a pris une si grande importance de nos jours. Sur ce point, d'ailleurs, comme sur beaucoup d'autres, nul écrivain ne cite les recherches de Gassendi.