‹ La philosophie de GassendiChapitre 131 sur 178 · Id., H, p. 717. — Bernier, VII · texte numérisé non relu

Id., H, p. 717. — Bernier, VII

Thomas. — Oaasendi. 17

Supposez-le réalisé et les douleurs elles-mêmes sont moins acerbes. Les passions n'ont plus de prise sur nous, les inquiétudes sont bannies : nous contemplons toutes ces causes de souffrances comme le matelot contemple, d'un port sûr, les orages de la mer auxquels il a échappé. Rien n'est doux comme de se sentir ainsi à l'abri du naufrage.

On conçoit dès lors pourquoi Aristote met au premier rang la félicité contemplative. Il ne condamne point sans doute le bonheur qui résulte de l'action et que la plupart sont capables de goûter uniquement; mais il lui préfère cet autre bonheur qui résulte de la pleine possession de soi-même, de l'apaisement des passions, de la science et de la réflexion, vers lequel tend le sage comme au plus grand et au plus parfait de tous les biens.

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