‹ La philosophie de GassendiChapitre 142 sur 178 · Gass., II · texte numérisé non relu

Gass., II

nèqae ees paroles qui sont le résumé de tout ce qui précède : « Que faisons-nous, dit ce philosophe, quels préceptes donnonsnous? De ne point verser le sang humain? Que c'est peu de ne point nuire à celui que nous devons aider! la belle louange à un homme d'être doux envers un autre homme! Lui enseignerons-nous à tendre la main à celui qui a fait naufrage; à montrer le chemin à celui qui est égaré et à partager son pain avec celui qui meurt de faim? Pourquoi m'amuserais-je à déduire tout ce qu'il faut faire ou éviter, puisqu*en peu de mots je puis enseigner tous les devoirs de l'homme, en cette forme : Ce monde que tu vols, qui enferme les choses divines et les choses humaines, n'est qu'un. Nous sommes les membres de ce grand corps. La nature nous a rendus tous parents en nous engendrant d'une même manière et pour une même fin. Elle nous a inspiré un amour mutuel, et nous a tous rendus sociables. C'est elle qui a établi la justice et l'équité; selon ses constitutions, c'est un plus grand mal défaire une injustice que d'en recevoir; c'est par ^on ordre que les mains doivent être toujours prêtes à donner secours. Ayons ce vers sur les lèvres et dans le cœur :

Homo sum, humani Dihil a me alienura puto ^ » 1. Senec, EpisL, ad Lucil.j 95.

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