‹ La philosophie de GassendiChapitre 45 sur 178 · Phys., t. I, liv. VII; t. H, liv. I. II, IH, IV · texte numérisé non relu

Phys., t. I, liv. VII; t. H, liv. I. II, IH, IV

2. « Generatio quidem esse intelligatur productio naturalis corporis,quod cum prius non foret, tum primum et esse in reriim natura incipiat et constitui in certo naturalium corporum génère, a quo denominetur, ac sil, dicaturque proinde aut homo, aut planta, lapis, etc. » (/c/., t. I, p. 460.)

destinés à perpétuer Tespèce à laquelle ils appartiennent? — Ce sont là questions connexes, comme le remarque judicieusement Gassendi *, après Aristote, et qui doivent avoir même explicalion. D'où vient en effet la difficulté de comprendre le phénomène de la génération, sinon de l'organisation spéciale du corps engendré? Qu'est-ce que la vie, sinon une génération continuée?

Trois hypothèses sont possibles ou plutôt méritent examen. On peut supposer d*abord qu'au moment de la génération Dieu crée une forme nouvelle distincte à la fois des atomes et de Tâme raisonnable et qui explique la génération elle-même et la vie ; — on peut supposer, en second lieu, que les atomes seuls en sont la raison suffisante, de sorte que tout recours à la divinité soit superflu; — on peut supposer, enfin, que tous les corps naturels viennent de semences préexistantes créées par Dieu et dotées par lui, une fois pour toutes, de propriétés qu'elles ne peuvent perdre. Voyons quelle est la valeur de ces hypothèses.

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