‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 109 sur 140 · Conversations, 2« vol., 9 et · texte numérisé non relu

Conversations, 2« vol., 9 et

258 l'IllI.OSOl'mb; 1»E GOETHE

î'espiit de toutes les luan.èros. » L'esprit fatigué avait donc besoin qu'on vint à son secours. Qu on y sonce; quand il exi-osait ces détails uiluues de son travail poéti.iue, le noble poète avait quatre-v.ngl-

deux ans. , .^ .,

Un autre signe trahit l'àgc du poète. Dans cette seconde partie du poème, la passion est complètement absente; l'idée y règne seule, despotiquement s,.ns deuK formes, l'érudilioM et l'intention plulosophniue. Toute la science ramassée pendant une long.ie v.e que l'étude a remplie s'y déploie en libe.^té. « J a. comn ce poème il y a bien longtemps, disait Goethe en 18..J. depuis cin.,uante ans je le médite, et les mater.auN se sont tellement entassés, -lue maintenant l operafon difficile est de choisir et de rejeter.... Un nond.rc inlim de ligure, mythologiques se pressent pour y entrer, n.ais je prends garde à moi et je n accepte qu.celles <|ui ,.résenle..t aux yeux les images cpie je cherche. » Le lecteur jugera sans doute que le choK du poète n'a pas été assez sévère. C'est un inconvénient très sérieux (iue d'être obligé, quand on ht ce poème, de tenir ouvert sur sa table un dictionnaire d antiquités et de mythologie, sm.s peine d'être arrête a chaque li.aie. L'intérêt poétique est noyé dans ce debord.,nrcnt de noms bizarres pris dans tous les ordres .le dieux, de demi-dieux et do héros, ou de termes empruntés à la langue spéciale des rites et des mystères Le labeur de l'esprit y dépasse le plaisir. Dans ce savant tumulte .lui remplit la nuit classique de M alpurg,>'. ù qui pourrait s., prendre notre émotion parmi .•elle population étrange de Sphinx, .le Grillons de Grues, de Dactvles. de Lamies, de Sirènes, de Dryades

Page 1