‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 117 sur 140 · Conversationg, l. II, p. 89-199, etc · texte numérisé non relu

Conversationg, l. II, p. 89-199, etc

neurs de révolution : « Les apôtres de liberté, disait-il, m'ont toujours été antipathiques; ce qu'ils finissent toujours par chercher, c'est le droit pour eux à l'arbitraire. »

A l'égard du libéralisme, il faisait une remarque fort juste et qui mérite d'être conservée; elle est éternellement de circonstance. — « Ouand j'entends parler d'idées libérales, je m'étonne toujours que les hommes se laissent ainsi payer de vains mots. Une idée iw doit pas être lihrrale. Cela n'a pas de sens. Elle doit être |)récise, forte, féconde surtout; telle est sa mission divine. C'est dans les sentiments qu'il faut chercher le vrai libéralisme; mais les sentiments sont rarement libéiaux, parce qu'ils sont l'expression inunédiate des personnes, de leurs ]a|)[)orts, de lems besoins et de leurs intérêts. »

On l'accusait de s'être tenu à l'écart ties orands intérêts de la liberté et de la patrie allemande. Plus d'une fois il s'irrita de ce reproche, que faisaient valoir avec quelque crédit ses plus mortels ennemis. Et faisant un retour sur la popularité de Schiller, qu'il comparait avec sa propre impopularité : « Schiller, disait-il, qui entre nous était bien plus un aristocrate que moi, mais ({ui bien plus que moi réfléchissait à ce qu'il disait, Schiller a eu le singulier bonheur de passer pour l'ami tout })articulier du peuple. Je lui laisse le titre de tout cœur, et je me console en pensant que bien d'autres ont eu le même sort que moi. » On aimait à lui opposer les exemples patriotiques d'Arndt, de Kœrner, et de Rûckert; on rappelait dans des conversations plus ou moins publiques, dont il recevait l'infaillible écho, qu'il n'avait

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