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Même» dans cette ciuiccption orij^inale et <pn nons cnicnlà travers le syinlude. (ioctlie nons laisse (pielts. Il est bien de céléhrer dans les noces léales d'Hélène et de Kanst l'nnion de l'art anticpie
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el (le la po(''sie moderne : mais c'est mal coiiij)i'eiidre les intérêts de celte anti(piité classi(pie (pie de Ini
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liœnr de monstres. Déjà Pliorkys-
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le monde de l'art anti(pie, dans la |)alrie d IleU Mais dans le Sabbat classique, dont le litre même est
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posé de deux mots cpii hnrh^nl d'cHre
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ipiel mauvais ^énie d'érudition pédantes(pic uispiro
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Goethe cette pense(^ de reniphr son œuvre des ] hideuses apparitions? rourijuoi a-t-il voulu écrire sous la triste inspiration des sorci(Me? de Thessalie? « C'est
'Il AI' mu. \iv
le romantisme de l'anllrpiité classirpie.» Je |c veux bien : par corisérpicnl c'est une fjinsse aniifpiilé. fioellie a trop oublié la remai^pie si juste des PlMuivades:
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I nmf, disent-elles, pai'enles des lénèfn'es, presfpio inconnues à nous-mêmes, aux autres abvfdiimenl, (Ml ne nous vit jamais reproduites [>ar l'art. » Ces monstres sans l'orme et presfjiK' sans nom rpii iJMiijM'nt dans les fias-fonds (fe ht mytbolo^ne, il f';illait les y laisser. (i(M'llie a eu doufdement tort de les tirer
t de les piodiiire à \n bmiière
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de l'art; il a compromis l'antifpiité classi(jiie et rendu pres(pie inabordables des [>arties entières de son poème: juste cfiàtiment de ce (pii, pour un amant de la (irèce et (rifélène, a été une sorte d'attentat (
»oe-
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pie, un saciile^c
ciiAPiTnr, XV
LA PFIILOSOPIIIE DU SECOND FAUST (sUITE). — LA SCIENCF. DANS l\ POÉSIE. — GOF.THE ET LUCRKCE. — CONCLUSFON.
Le paj^Miiisnio do Gootlio osl wuo vaste nll<''f»orio do la nntiu'o. Il lui sort à oxpriiiior los aspects multiples do la réalité sensible, à on saisir les iornios diverses et mobiles par des expressions alléf^oriques aussi variées que ces l'ormes elles-mêmes. On a dit (pie le polytliéisme d(» (ioetlie était la parure de son panthéisme, liien de plus juste. Seulement la parure se surcharf^o d'une profusion (rornomonts d'un goût médiocre; elle écrase l'idée (prello devait simplement orner.
L'épisode {Vllomuncuhis et la Nuit classiffie de Walpiirgis n'ont absolument de sens (pie par ce symbolisme des forces naturelles aspirant successivement à la forme, à la vie, h la perf(»ction relative dont elles sont capables. Ilomimculus représente cette aspiration de ce qui n'existe qu'en puissance à l'existence pleine et achovt'o ; Faust, qui se promène en cette sinfjulièrc compagnie à travers les.oncliantements et les terreurs de cette ma^ie thessalienne, achève le svmbole en cherchant Hélène, et représente l'aspiration de la nature entière vers la forme accomplie, vers la beauté.
«iHAi'nni: xv ^^i
La ponsi'o première a i]o la -randour. On nous permettra do ne pas nous (h'ponser dans des épisodes sans lien apparent, sans rapport visible, et d'indiquer seulement par (pioiques traits l'organisation coiiq)lexe et le développemojit subtil de la conception du poète : étrange fantaisie qui va des plaines de Pharsale aux bords du Pénéc et aux rivages de la mer Egée, à travers une population fabuleuse de monstres et de fanl()mes, fds de la nuil!
lïomunculus, c'est le (b'sir iU> la vie, le soupir (h la nature vers l'existence. 11 me send)lo bien être le
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cousin-germain du devenir de Ib^gel. Produit que de la science de Wagner, — (pii, poncbé depuis \m demi-siècle sur son creuset, espère enfui y trouver la vie dans une combinaison inospcTéodo substances, — et (l(^ l'art de Méphistophélès, qui a voulu donner cotte illusion au vi(m\ sa\ant, — Ib)nmnculus n'est qu'une misérable forme humaine, captive dans le cristal d'une fiole, petit être phosphorescent, tintant, gesticulant, parlant, sans avoir, à proprement dire, ni <*orps ni pensée. Dérision de la science humaine, ligure apparente, provisoiie, pure possibihté d'étrci dans un commencement do forme, il veut se comph'- 1er et se joint à la caravane magique organiscî^ par Méphistophélès, pour aller à la découverte du principe ot dos sources de la vie. Ces sources sacrées doivent f^c rencontrer, par un accord mystérieux dos lois d(^ la nature, là où l'antique et immortelle beauté estéclose dans tout son éclat, en Grèce; mais c'est 'vers la Grèce romantique, en Thessalie, que le poète nous conduit dans cette nuit même de Walpùrgis, dévouée M\ sabbat. -- On peut distinguer dans le Sabbat clas-
|.llll.(>S(il'IIIK l»K l.ôKilll^
,hwr In.ls iMiiics, dont rliariiiio iv|)n''S('Mloi'ail syiii- |„,li,,„,,„Mil niir phiis. dans riiisloiir dos évolutions |)lasli(im's do la natnio, un acte dans le -rand drame do la création. J)ans la première, nous ne rencontr.ms nue des ébauches d'être, jeux gigantesques et bizarres de la puissance créatrice, pHuluclions monstrueuses des lorces élémentaires sans toinie li\e, déterminée, sans proportioiis harmonieuses, vrais jeux de Titans ; fourmis colossales, orilTons, arimaspes, splnnx. ^\yi.uv^, — La seconde partie marque un progrès sensible dans les procédés de l'art et de la nature. Sur les bords du Pénée, ce sont les demi-dieux de Toau, les nymphes, les centaures et Chiron, le dernier de tous: ligures encore indécises . et llottantes, bien que se rapprochant déjà des formes achevées et har- „^,,„i(.„s,.s. — Dans la troisième partie, (pi'on pourrait appeler la période humaine, le travail de la création est achevé : chacun des dieux mythologiques a son riMe et son emploi. La période de contusion a l'ait place à la période où Tordre s'établit, où la loi domine vi règle ranarchie des forces, où tmit s'organise et se distriime. En même teuq)s la science s'éveille; c'est bien l'âge de l'homme, puisque c'est l'âge de la pensée scientirupie scrutant les phénomènes, interrogeant les conditions de l'existence, écartant les explications fabuleuses, mettant partout les principes naturels à la place des rêves et des fictions. Cette période se symbolise dans les noms de Thaïes ei ù'Anaxagore, qui représentent les deux forces élémentaires, l'eau et le feu, et les théories rivales des neptuniens et des vulcaniens, entre lesquelles aujourd'hui encore se dispute l'euqiire de la géologie. L'épisode s'achève par la
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rencontre de Proh'e ( le juincipe des métamor|)hoses ), qui révèle à llomuncidus le grand mystèie : « (l'est dans la mer que tu dois prendre ton origine î » Prolée traduit à sa manière cette idée |>antliéisti(pic snr le principe et le commencement de la vie que le naturaliste Oken ex[)rimait ainsi : «La lumière éclaire Teau salée, et l'eau vit. Touh» vie vient de la mer, jamais du continent. Toute la mer est vivante. C'est un oraanisme monvant qui toujours s'élève et retombe sm* lui-même — L'amour est sorti de l'écume de la mer — Les j^remières foinies organifjues sortirent des endroits mouillés par la mer, là les plantes, là les animaux, l/honnne même est un eid'ant de ta meihumide et chaude, là où elle s'attiédit, près de la terre. )> La loi de la métamorphose et la vie issue de la mei* sous l'action du soleil, voilà les grands axiomes j)anthéistiques (pie le ])oète proclame comme le dernier résultat, Ja concpiête siq)rême de la science. La fête de la mer, source sacrée de l't xistence, couronne cette bi/arre é|)opé(^ du Sahhat clasmpie^.
Plutôt que de nous égarer dans le détail de ces cone<'plions, détail iniini, subtil et souvent envelop|)é d'une obscurité désespérante, nous croycms qu'il est plus intéressant d'examiner une question (jui s'imj)ose naturellement à nous au terme de cette étude. Pres- ((iie toutes les grandes œuvres de Coethe portent, l»i(;n ([u'à un moindre degré que celle-ci, la trace d'un mélange perj)étuel et comme d'un essai de fusion entre la science positive et la poésie. Jusqu'à quel point ce mélange est-il légitune? La poésie ne doil-