‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 130 sur 140 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

J(! désire que le piésent essai, destiné à éclaiier la niétamoiphosc des plantes, puisse contriluier à la solution des dil'lieuités qu'ollVe celte partie de la scicmce, et suggère des remarques et des conclusions nouvelles. Les observations sur lesquelles se fonde cet essai ont été faites isolément et présentées ensuite avec ensemble. Keste à décider si le pas que nous venons de faire nous rapproche de la vérité. Essayons de résumer aussi brièvement que possible les résultats essentiels de tout ce travail.

Mo

Si nous considérons un végétal, nous verrons que la force vitale se manifeste de deux manières : d'abord par la végétation qui développe les tiges et les feuilles, ensuite par la propagation qui s'accomplit au moyen

APPENniCE ...

des fleurs et des fruits. Examinons de p|„s prèsTc deve oppement, et nous reconnaîtrons qu'en ',| on géant de nœud en nœud, de feuille en feui I ""n' bourgeonnant, la plante accomplit une sorte de Production Cette reproduction est nécessaire, eir^e -aamfeste par autant d'évolutions isolées, ta;d „ « propagahon par les fleurs et les fruits est ra^ de "

s.muta„ee. Entre ces deux forces, dont l'une agit^rdl gre, a 1 exteneur, dont l'autre détermine comme d'un

une Phnte tZT' "''''on^tances, on peut déterminer "ne plante a pousser sans cesse des bourgeons on peu même hâter l'époque de la floraison. SZrZ .'esul at est la conséquence d'une nourritu I abondante, le second s'explique par l'influe.K-e . mar(,uée des forces organiques. '

En nommant la végétation une .eproduction successive, la floraison et la fructification une reproduction snnultanéc, nous avons in4iqué la manifestation de deux modes de propagation. Une plante qui bourgeonne s étend plus ou n.oins: elle pousse en pédoncule sur un rameau, les entre-nœuds sont mieux accuses, et eurs feuilles s'étendent dans tous les sens ^' par ,r de la t.ge. Au contraire, une plante qui fleurit est resserrée dans toutes ses parties: le développe- •nenl en longueur et en largeur est arrêté; tous les mganes pressés les uns près des aulres sont dan. un état d extrême concentration.

rillLOSOIMllE DE GOETHE

Mais q..e la plante bourgeonne, qu elle lleunsse ou ..u'elle r uclifie. ce sont toujours les uièmes parties . ui. avec des destinations dinërentes et des aspect, variés, réalisent les intentions de la nature. L organe nui tout à riicurc était une feuille aux formes les plu^ Variées, se resserre n.ai.Uenant et dev.en un cal u , s-étcn.l de nouveau pour forn.er un i.elale, se cm.tracte encore dans les organ.'s génitaux, s étend ..n, dernière fois pour former le fruit.

(Vite tendance est liée à une autre eirconslancs la réunion de différents organes autour d'un centre eou.- „„,n. ,lans .les proportions numériques detemunees. variables cep..ndanl dans qu.dques fleurs, parsn.ted. l'oriainos rond il ions.

IVmlant h Imuiation do la IVur .1 du fruit, les parties voisines, pressées les unes contre les au res s^uiastomosent, et c'est ainsi que les organes del at ^ de la iVuctification sont réunis intunement, soil peudant toute leur durée, soit pour un temps hmite.

Ces phénomènes de concentration, décentralisation, d'anastomose, ne s'accomplissent pas seulement dans les fleurs et dans les fruits; nous voyons deja quelque chose de semblable dans les cotylédons ; les au res parties du végétal pourraient également fourmi umîiére à de nouvelles considérations sur ce sujet.

-APPENDICE

A l'aide d'un seul organe, la feuille caulinairo développée à chaque nœud, nous avons cherché à expliquer les formes si variées de la plante, soit qu'elle bourgeonne, soit qu'elle fleurisse; de même, nous avons tenté d'expliquer par les modifications de la feuille, les fruits qui renferment les graines.

On conq)rend que nous aurions besoin d'un tevuie général pour désigner l'organe fondamental qui revêt ces métamorphoses et pouvoir lui conqiarer toutes les formes secondaires. Pour le moment, bornons-nous à comparer entre eux les termes de la métamorfdiose ascendante et descendante; alors nous pourrons é<>^alement dire d'une étamine, quelle est un pétale rétréci, ou d un pétale qu'il est une étamine développée. Nous nous représenterons également le sépale comme une feuille caulinaire contractée, dont l'organisation est plus délicate, et la feuille caulinaire comme un sépale dilaté sous l'influence d'une sève plus grossière.

Ainsi on pourrait dire du pédoncule qu'il est un réceptacle allongé, ou de la fleur et du fruit qu'ils sont le résultat de la contraction du pédoncule.

J'ai également considéré, vers la fin de cet essai,

-M IMllLOSOPllli: Dt (.OETllK

1,. ,lével()i>i>.-iiH'>a (les boui-eons, et je pense avoir ,.x|.li(|ué tic celle iiiani.'ic les Ueuis coiii)>..sees cl les iriiits nus.

C'esl ainsi (i-ic y' n.c suis cITorcc d'cxpcseï- aussi clai.en.cnl cl aussi c.MM.lcleu.cnl .^.-11 ...'a été |m.ss.- 1,1e, une opinio.i que je c.ois vraisen.l.lal.lc. S .1 .-es e ,,„c...r Miielque incc.-tilnde sur ma tl.eoric, si cil.. ,ù>st ..as à ral.ri .les cm,Ua.licti..ns, si elle n edan-e pas l<.us les laits, ce se.-a un d.'von- ,.ou.- ni..i «le .•eeueilli.' .le nouvau t(.ns les (Ineuments, (le Uail.T |,a.- suite celte matic.e avec plus .rétenaue et .le p.r- \Wum .le ivn.liv nw.n exi.osilion plus i.itcUigil.ie, ,,,i„ ,1, ppocuie.' à .....n ..•uv.e rasscntiment gcne.-al, ....'elle .l'a p.'ul-.'tie pas en.-<,ie olitcnu.

(CEur-rs scienlifu/ue» de Goethe, lm\. E. Fiuvrc)-

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