‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 69 sur 140 · I. Campagne de Fraiiec · texte numérisé non relu

I. Campagne de Fraiiec

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|H)Uvait l'iiin' «jueUjnc cliosi' de miciiv, hiissrr nos tnlont suivre son ancienne direction. » fl reprit p.-ir In base tontes ses idées morphologiques; il les exposa dans le meilleur ordre et, à ce qu'il lui semblait, avec la force de l'évidence ; mais d<'j;u (huis TexpUcation qu'il donnait de ces phénomènes, on pressentait, sans les bien voir encore, de secrets périls. « Je vis avec chagrin tous les esprits j)Ossédés de l'iih'e fixe (jue ri<'n ne peut naître (\[w ce qui est déjà. En consé(juence, j(; dus m'entendn; dire encore que tout être vivant était sorti d'un œuf, sur quoi je reproduisis, avec une certaine amertume cachée sous le badina<ie, l'ancienne <juestion : « LcMpiel a existé le pi-emier, de hi poule ou (h' l'u'ur?)) — « ha doctrine de l'emboîtemeiit paraissait fort plansibh; à mes botes, et Ton trouvait très édifiant de contempler la nature avec lîonnet. »

Des questions d'hisloire nalureNe, on passa bien vite à la [)bih)so|diie. On aborda h' problème (h» l'essence de la matière. — ha matière est-elle en soi inerte et morte? Dans ce cas, il faut bien en effel que d'une manière ou d'une autre elle soit animée, stimulée, excitée à vivre, et cette stiuudation à la vie, elle ne peut la recevoir (pie du dehors, puis(prelle n'en p(^sscde pas en elhvmème le principe. D'une fac'on ou d'une autre, on arrive ainsi à quehjue chose (pii. (h quehpie nom (pi'on l'appelle, est la création. Or c'est à quoi Goethe ne pouvait consentir. H était « inabordable » à cette manière de penseï- qui [»résentait connue un article de foi la mort pn'alable de la matière, ha physique nous apprend (pie les forces d'attraction et de n^pulsion lui sont esssentielles, et que l'une ne peut être séparée de l'autre dans l'idée de la sub-

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