‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 72 sur 140 · I. yérilc et Voéstle, p · texte numérisé non relu

I. yérilc et Voéstle, p

ir»N PII II. os 0 1' Il m: hi; (ioi.nir.

t.i'iion (l<' r(S llii'orics iiuilsaiiics du (Icrnicr sirclc <jiu' la joiiiic |)liil()S()|)liir IVamaist' avait mis sa lilcuro ;i n'Mvcrsrr. il rrrivail à son ami /cllci* : « Je ilois aiMMudcr 1rs plus niaiids <'l(>;^(*s à ces I raiirais pour ((Mlle la partit' «pii toiiclic à la iiioialc |)rati(pi(', mais h'iii' maiiit'ir (!<> crMilciiipIc!' la iiatiiir ne me plait pas aillant'. » On croirait (pTil ne peut soulTrir <pi(' la nouvelle philosophie preiuie poui' point de dépail la dislinelion des (Hres, la icalile de Tàme el celle de l)ieu, mises à part de la réalité du monde. Point, le reproche est l(Mit autrement imprévu. « Je respecte leur méthode, l'ondée sur re\|>érience, mais je trouve (pie dans tout ce (pii touche à la s|)éculation pm'(^ ils ne parviennent point à se déharrasser de certaines conceptions mécaniques el atoiiiistiques. »

Le dvnamisme de Goethe se rattachait étroitement à son panthéisme. La Force iidlnie circule dans lemondf^ illimité, f/imivers, c'est l'innuensité vivante. Partout où s'étend l'espace, la vie y [)énètre; elle v réside, sinon en acte (car il y a des parties de matière où elle semhie suspendue, coumiedans lemonde inor^ani(|ue), du moins en [>uissance : si elle n'y est pas actuellement, elle V a été hier, elle v sera demain. Or c(»tte

iumienst' circulation de la vie, cet inlini de la lorce (pii rem|)lit l'inlini de l'espace et du temj)s, ce travail inénuisalde de l'existence ahsolue, ces énergies éternellement créatrices, tout ce vaste svstème didc'cs actives et de niottadi's (pii élahorent sans trêve la suhstance et lui imposent la l'orme, qu'est-ce donc (\\w tout cela? Le savant dans ses mémoires l'appelle la

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nature: le phihisojdie. dans ses lihres sjUMMilations, rap|)elle d'un nom cher au ncnre humain, — l>ieu.

Voilà le dieu cpie (ioetlie adoi'c. Ce dieu n'a rien de transcendant : il est la vie du monde: il ranime et le [)énètre: il y est si j)rofondément mêlé, cpTon ne peut l'en distinguer (jue par ses manifestations, non par sa suhstance. Dieu ne cri'e pas en dehors de lui, il n'or»»anise pas la matière par un acte de causalité transitive; la cause est tout intérieure, l'acte divin et iuuuanent. « Oue serait un J)ieu (pii doimerait seulement rim|)ulsion du dehors, (pii ferait tournei' l'univers en cercle autour de son doi<it?II lui sietl de mouvoir le monde dans l'intéiieur, de jMirtei* la nature en lui, de résider lui-même dans la nature, si hien (pie ce (pii vit et o|)èi'e el (existe en lui ne soit jamais déjxuirvu de sa force, de si»n esprit.... Dans l'inti'rieur est aussi un univers : de là l'usage louahle des peu|>les fpie chacun nomme Dieu, et même son Dieu, ce qu'il connaît de meilleur, lui ahandonne le ciel et la terre, le craigne et, s'il est j)ossil)le, l'aime ^ » Comment l'action éteriielle opènvt-elle? Nous en sentons, nous en voyons les effets. C'est donc sur une expi»rience ])ositive (pie repose la réalité de cette action; mais (jue peut-elle être en soi, dans son j)rincipe? (pielle image ou quelle idée |)ouvons-nous nous en faire?

Toutes les jdiih^sophies et h^s religicms échouent quand elles veulent Iraduiie l'ineffahle et nous en donner (Miehpie pressentimcMJt. C'est là (jue la foi phih)sophique se donne lihre carrière. C'est là, nous dit

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