‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 73 sur 140 · Poésies,— Dieu et le Momie · texte numérisé non relu

Poésies,— Dieu et le Momie

Uii) PHILOSOPHIE in: cokhik

(ioelhe, (Injis un passage renianjiiahie où il irsumo à sa inainèrr Tlnsloin» des religions, (jn'il Tant clicirlier rorigiiic et la raison de rcth' vaiiéh' iiilinic des svinholcs. Au Iniid, MOUS aiilics lionuucs, dt'vaiil le grand tableau siunalui'el du uionde, nous jouons tous |)his ou moins le rôle d'un igîiorant (|ue Ton place devant un tableau un |)eu eouiplicjué. Les jiailies éelain'es, alhayantes, nous allirent, les [)arties soud)res et (h'sagiéa blés nous re|)oussenl, l'enseudjle nous double, et nous eberebons en vain à nous faire une idée clairiî d'iui être unicpie à qui nous puissions a(tribuer tant (réléiuents eonhaires. — Si eet être voulait dès maintenant nous transmettre et nous révéler ses secrets, nous ne les comj)rendrions pas, nous no saurions qu'en l'aire. A ee point de vue, il est done juste (jue les religions soient l'œuvre d'bommes su- |)érieurs, et, connue telles, j)roportioiniées aux besoins et aux lacultés d'une grande masse de leurs égaux. Si elles étaient l'œuvre iuuuédiatc de Dieu, persomie ne; les com[)rendrait. La religifui des anciens (irecs se bornait à incarner dans dilTéi*enb's divinités les manifestations diverses du premier principe. Ces divinités isolées étaient (b»s êtres limités; il restait, pour les lier toutes ensemble, une place vide. Les (inrs inventèrent ridée du y V///////, (pi'ils mettaient au-dessus de tout; mais connue cet être restait touj(Mus de tous cotés impénétrable, la dil'liculté était plutôt éludée que résolue. Le Christ eut la conscience d'un Dieu unicpie au([uel il doima toutes les perfections (ju'il sentait en lui-même. Ce Dieu, essence de sa belle àme, était j)lein de bonté et d'amour, et tout à fait digne (pie les meilleurs des bonmies se donnassent

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