‹ La philosophie de Goethe [microform]Chapitre 75 sur 140 · Convei'sations de Goethe, t. II, p. 264 et sqq · texte numérisé non relu

Convei'sations de Goethe, t. II, p. 264 et sqq

tiles efforts pour donner quelque précision à sa pen sée. Est-ce dire quelque chose que d'écrire en vers harmonieux cette profession de foi : « Voici hien des années que mon esprit avec joie, avec zèle, s'était efforcé de recliercher, de découvrii* comment la nature vivante opère dans la création. Et c'est Téterneile unité (jui se manifeste sous mille formes : le grand en petit, le petit en grand, toute chose selon sa propre loi, sans cesse alternant, se maintenant, près et loin, loin et près, formant, transformant!... Pour admirer, je suis là ^ î »

Un jour, pressé par une de ces questions qui ne veulent [)as lester sur un éternel peut-être, il accorde (ju'on peut se représenter Dieu au centre de l'univers, dont il fait i)artie lui-même, connue une monade dominante, douées d'amour, et se servant de toutes l(»s monades de cet univers, connue notre àme se sert des monades inférieures soumises à notre dépendance—Ailleurs, dans des vers qui paraissent •être sortis d'une pensée fortement émue par une lecture du Timée ou par quelque brillante leçon de Schellin»'", Goethe célèbre Vâme du monde. Cette àme distribue leur tâche sublime aux forces et aux lois. « Levez-vous de ce saint banquet et dispersez-vous dans toutes les régions ; élevez-vous avec enthousiasme dans Tunivers et le remplissez. Déjà vous bercezdans des lointains immenses l'heureux songe des dieux, et vous brillez, astres nouveaux, parmi les astres vos frères, dans les champs semés de lumière. . . . Vous vous enq)arez des terres informes, et vous déployez votre jeune force

Page 1