Pensées, 1. 1"% p
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nées courent risque de s'égarer et i\o s'c'puiser iimtilement. dit-il, si on ne leur ap|)lique [)as une industrie, un art, qui les renouvelle incessamment, qui leur donne un accroissement etundéveloj)])ement régulier. Le génie le plus favorisé est celui (|ui attsorbe tout, s'assimile tout, non seulement sans [)orter par là le moindre préjudice à son originalité native, à ce qu'on aj)pelle le caractère, mais bien plutôt cii donnant par cela même à ce caractère, sa vraie? force, et en développant ainsi toutes ses aptitudes. — C'était la théorie de son proj)re génie, de l'éducation qu'il lui avait donnée, de son développement continuel, de son perfectionnement régulier, poursuivi pendant près d'un siècle, (pi'il livrait ainsi dansuntî sorte Aq testament pliilosopttique, de dernière pensée, adressée à son ami de toute la vie, à Guillaume de Ihuuboldt. Eclectisme et panthéisme, en même temps que ces deux mots résument la philosophie de Goethe, ils nous donnent la raison d(; la prodigieuse influence qu'il a exercée sur les hommes de son àgc» et de la persistance de son euq>ire sur notre génération, fatiguée des systèmes, mais entrahîée j)arun courant presque irrésistible vers ces deux éludes (pii la passionnent jusqu'à (djscurcir en elle le sens intérieur : Tétudc» de l'histoire et celle de la réalité sensible, divinisée sous le nom vague de nature, l'érudition et les sciences positives.