‹ La philosophie de H. TaineChapitre 13 sur 51 · AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR XIX

portant consacré jusqu'ici, en aucun pays^ à ïaine. Nous avoas éprouvé d'autant plus de satisfaction à le traduire, que nous avons connu ce dernier et que nous avons été heureux de devoir refeuilleter son œuvre, qui a été le bréviaire des intelligences réfléchies de notre génération. Esprit original et puissant, Taine a laissé sa trace partout où il a passé, et il a rendu au monde ce suprême service de chasser à jamais la banalité du domaine de la Critique, de l'Esthétique .et de l'Histoire. Depuis lui, en effet, il n'est plus permis de les traiter à l'aide des procédés à priori et poncifs trop fréquemment en usage jusque-là.

A chaque page de son livre apparaît la sympathie de M. G. Barzellûtti pour, la France et pour ses idées. Cette sympathie n'a d'ailleurs rien d'aveugle et ne va pas jusqu'à se dissimuler les défauts de la cuirasse morale et surtout politique de notre pays. C'est ainsi qu'il faut aimer les nations étrangères, sans parti pris ai en biea, ni en mal. Lors de la fête commémorative que le. « Comité permanent franco-italien de propagande conciliatrice » célébra à Rome, le lo mai 1897, en rhonneur de Jules Simon, mort l'année précédente, M. Barzellotti consacra à la mémoire du doux philosophe un éloquent discours, où s'affirme chaleureusement cette sympathie pour la France que nous venons de signaler. « C'est parce que le génie de la France, y disait-il,, a été l'éloquent interprète de la conscience humaine et de ses droits dans la vie des nations modernes,, que sa voix a toujours eu eu Europe et au dehors, dans la grande âme des foules de tout pays, une résonance que n'a certainement jamais atteinte la voix du génie d'aucun autre peuple.

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