‹ La philosophie de H. TaineChapitre 14 sur 51 · XX AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XX AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

Aujourd'hui que les excès et les fautes de la grande Révolution ont été suffisamment mis en lumière, il est temps de lui rendre justice ; on peut dire d'elle ce que Giordano Bruno disait de lui-même : elle a éveillé les âmes qui sommeillaient. Elle nous a éveillés nous aussi, ne Toublions pas. Il y avait en Europe des États et des nations, il n'y avait pas encore, à part les Anglais, de peuples qui eussent conscience d'euxmêmes. La Révolution donna aux peuples de l'Europe cette conscience. Dans la répartition du travail civilisateur assigné aux nations, cette part aussi est échue à la France ». M. Trarieux, sénateur, répondit à ces nobles paroles. Il donna également la réplique, le lendemain, au banquet en l'honneur des délégués français, aux paroles de bienvenue de l'ardent et généreux Felice Cavallotti, qui devait périr si tristement, peu de temps après, dans un duel absurde. La part prise par M. G. Barzellotti à la fête commémorativede Jules Simon et son beau discours lui valurent la croix de chevalier de notre Légion d'honneur.

Arrivé au terme de ces notes introductives, nous prendrons la liberté de faire ici une courte pause, en vue d'une dette de reconnaissance que nous tenons à payer. Nous avons cité plus haut le nom de Karl Hillebrand, et David Lazzarelti^ on l'a vu, est dédié à sa mémoire. Ce nom se retrouvera plusieurs fois dansZa Philosophie de H. Taine. M. Barzellotti a écrit en outre, sur Karl Hillebrand, une étude de cinquante pages qui fait partie de ses Stadi e Bitratti, et que Renan a déclarée « pleine d'élévation et de sens critique ». Karl Hillebrand a été l'un des esprits les plus

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