XXIV AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
puisqu'elle renseignera brièvement le lecteur sur rhomme à la mémoire duquel M. G. Barzellotti, son ami de plus de dix ans, qui le voyait presque tous les jours et qui lui fit les adieux suprêmes sur le lit de mort, a dédié le plus lu de ses livres.
Il nous reste à résumer l'impression d'ensemble qu'a produite sur nous la lecture des écrits de M. G. Barzellotti. Ses premières publications montrent Finfluence qu'avait d'abord exercée sur son esprit la tradition philosophique des écoles italiennes, celle en particulier de l'école des « ontologistes platoniciens ». Mais déjà La Morale dans la philosophie positive et les travaux un peu postérieurs indiquent une direction bien différente, et avant tout psychologique et cri- . tique. Le besoin qu'il éprouva d'entrer en un contact intime avec la pensée et la culture de son temps, l'in suffisance trop constatée de la tradition philosophique italienne à satisfaire les exigences de l'esprit moderne, l'étude comparée approfondie des principales langues ainsi que des philosophies et des littératures européennes, et enfin le penchant naturel de l'écrivain à la critique philosophique et à la psychologie historique, dans le sens où l'entendit aussi Taine, tous ces facteurs donnèrent alors un nouveau pli à l'esprit de M. Barzellotti et ont fait de lui ce qu'il est devenu et ce qu'il restera probablement, sous la rubrique d'histoire de la culture où sera à l'avenir consigné son nom : un écrivain et un critique philosophe. Plutôt que de suivre et de professer une philosophie proprement dite ou un système de doctrines philosophiques et. scientifiques, il a toujours visé à porter la pensée et