‹ La philosophie de H. TaineChapitre 20 sur 51 · AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR XXVH · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR XXVH

fonder sur les données de la conscience morale les idéals religieux humains. D'une façon générale et tout à fait résumée, on pourrait dire que, à ses yeux, rhistoire de la philosophie est inséparable de l'histoire de la civilisation.

Ainsi donc, kantien en principe, M. G. Barzellotti s'est moins préoccupé d'être un philosophe dogmatique et systématique et un simple savant ou érudit, qu'un essayiste philosophe et psychologue. Écrivain sobre, élégant et (in, quoique en même temps très ferme de pensée et de style, il nous semble avoir atteint le but qu'il se proposait. Plus d'une de ses pages descriptives et morales a été reproduite dans les anthologies. En notre qualité de traducteur, nous ne voudrions pas faire un éloge trop chaud de l'auteur traduit, éloge qui, sous notre plume, serait peut-être un peu suspect. Disons donc tout simplement qu'un commerce prolongé pendant plus d'une année avec les ouvrages de M. Barzellotti a fait apparaître à nos yeux leur auteur comme une des intelligences les plus solides et les mieux équilibrées de l'Italie contemporaine. Aussi comprend-on très bien que Renan ait terminé par ces mots la lettre où il le remerciait de l'envoi de David Lazzaretli : « Je regrette que l'âge et de nombreux devoirs rendent maintenant plus rares mes voyages en Italie; vous êtes un des esprits avec lesquels j'aurais le plus aimé à m'entretenir ».

Auguste Dietrich.

Paris, avril lyoo.

U PHILOSOPHIl DE H. TAINE

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