VIII AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
M. G. Barzellolti, obéissant en cela à son tempérament intellectuel, a été conduit d'instinct à combler largement, pour sa part, cette lacune littéraire de son pays. Il a fourni de nombreuses et très importantes contributions, inspirées par la manière de voir qu'on vient de Ten tendre si bien exposer, à un certain nombre de revues tant italiennes qu'étrangères : la Filosofia délie Scuole italiane^ fondée par l'illustre Terenzio Mamiani ; la Bassegna seitimanale^ de Sidney Sonnino et Leopoldo Franchetti ; la Nuova Antologia, la plus connue en France des revues italiennes; la Rivista (Tllalia, de Rome; le Mind de Londres Y International Journal of Ethics, de Philadelphie , Vltaliay publiée à Leipzig, par Karl Hillebrand, etc.
Ces divers essais sont tour à tour philosophiques et littéraires, ou plutôt ils participent à la fois de cette double tournure d'esprit. Leur auteur est en effet trop adonné au culte de l'idée, pour ne pas voir la puérilité et l'inutilité de la littérature qui ne serait que cela. Aussi, chez lui, la doctrine se trouve-t-elle toujours sous l'exposition des faits. Sa plume s'attache alternativement à des études descriptives d'après nature, à des recherches de psychologie sociale, et à des portraits intimes d'hommes tels que saint Augustin, Kant, Darwin, Manzoni, Garibaldi, Leopardi, Schopenhauer, etc. M. G. Barzellotti a été l'un des premiers à faire connaître celui-ci en Italie, et il a exposé et discuté, comme professeur et comme écrivain, les doctrines pessimistes, en les considérant en ellesmêmes et dans leurs rapports avec leurs antécédents historiques.
Les principaux de ces essais ont clé reproduits dans