‹ La philosophie de H. TaineChapitre 4 sur 51 · AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR IX

les (Jeux volumes intitulés : Santiy Solilari e Filosofi (1886), et Sludi e Rilralli (1893). L'un d'entre eux, publié d'abord dans Vllalia de Karl Hillebrand, et qui a pris place depuis dans VAntologia délia noslra Critica letteraria moderna, un excellent et très utile recueil dû aux soins de l'honorable Luigi Morandi (il est député) (i), fit du bruit et provoqua une assez forte irritation dans certains milieux. Il porte ce titre : La Lelteratura e la Rivoluzione in Italia avanti e dopo il 1848 e 49. Le côté neuf de cet écrit consiste dans le rapprochement qu'y faisait l'auteur entre les phases principales de la littérature qui, en Italie, a précédé et préparé le mouvement national, et les périodes de ce mouvement. Il y fait cesser la littérature patriotique à l'avènement du ministère Cavour, en i852. Il y explique comment presque toute la littérature de la première moitié du siècle avait déjà perdu, au moment où il écrivait (en 1874), toute action et tout attrait pour les lecteurs italiens, et pourquoi les seuls véritablement grands écrivains de sa nation, les seuls qui ont survécu et qui y occupent une place durable, sont Manzoni et Leopardi. Ajoutons-y Giosuè Carducci, qui a surgi depuis eux, en héritier authentique dont la veine intellectuelle ne charrie que du sang véritablement italien. Tout cet essaie marqué au coin d'idées très originales, est fort suggestif. L'irritation assez vive du premier moment, qu'il avait soulevée, ne tarda pas à faire place à une appréciation plus calme et plus sage des choses ; on comprit même bientôt que le jeune publiciste avait dit à son pays

(1) Depuis i885, date de la première édition, il est parvenu à la douzième.

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