XIV AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR
balles à la lêlc, expira quelques heures après, entouré de sa femme et de ses enfants, au milieu du désespoir de la population. Cela se passait le 18 août 1878, David avait donc quarante-trois ans.
Ce personnage curieux offrait une matière des plus heureuses h une étude psychologique telle qu'un esprit aussi fin et aussi aiguisé que M. G. Barzellotti était en état de la faire. Celui-ci, dont la famille est originaire de la contrée où se sont déroulés les exploits de David Lazzaretti et des siens, s'est empli de bonne heure les yeux de Taspect du paysage, alpestre, boisé, pittoresque, magnifique, et a eu d'autre part à sa disposition les manuscrits du prophète et des siens, ainsi que tous les documents relatifs à leur rôle. Nul mieux que M. G. Barzellotti n'était capable, par conséquent, de. bien se tirer de sa tâche. La « thèse » qu'ail traite est l'étude de ce qu'il appelle « l'étemel religieux » de l'âme humaine. Il aborde une question de « morphologie religieuse », recherchant la façon dont prennent naissance et se développent les formes, même embryonnaires, des phénomènes religieux. Le livre contient en outre une étude de la psjxhologie du « millénarisme ». De plus, sans se préoccuper autrement de savoir si David a été plus ou moins un fou, un paranoïque, comme l'affirme Lombroso, ce que l'auteur a voulu mettre en relief, en opposition aux idées contraires de rillustre psychiatre et de son école, c'est la partie sérieuse et intéressante, et saine aussi, de l'état d'âme et d'esprit de la foule ingénue et sincère qui le suivait; il a essayé de montrer qu'il n'est pas vrai que Yiinujnc élénienj qui s'agite dans les mouvements