‹ La philosophie de JacobiChapitre 31 sur 141 · W, n. Ëù · texte numérisé non relu

W, n. Ëù

3. &JPPRITZ, I, 239. • Ich bin neitllal, «ic et vor inîr norli kuin Hciiscli K^evegen ial, unil behau]iti-, es )^bl keiii veriiQtinigïs Xitlolgjgtcin. inigchi-n

--■--n IdealiHm odcr totnlum RvaUsm . « Lettre 4 Jcnn-Puul du tO mars 1800.

LA SCIESCE ET LA MÉTAPHYSIQUE n^gion des purs possibles, dans le domaine de la logique et:J des nialliématiques, qu'apparaît le plus haul dcgn5 d"inlelli-' gibilité. Jacobi s'est fort (>carti^ ici de son maître l'Iatoo. Selon Platon, les idûcs sont à la fois principes d'existence et d'intelligibîliti3. Pour Jacobi, rl'^alité et intellîgibilik^ varient en raison inverse l'une de l'autre. A la limite, le parfaitement intelligible est irrt^ol, et le vraiment réel, c'est-à-dii'e l'individu, est inintelligible.

Apr^s cola, lorsque l'entendement ne sort pas de son domaine, Jacobi ne fait aucune (lifficultt^ de lui en l'econiiaîlre la possession. Appliqui3 aux donniVs sensibles, l'entendement en dégage l'élément général, c'est- à-dire, inlelligible : il produit ainsi la science, doublement précieuse comme gymnastique de l'esprit, cl comme instrument de conquête de la nature. Quand il élabore les données supiasensibles de la raison (c'est-à-dire du sens de l'absolu), il en forme ce que Jacobi appelle, en langage kantien, les << idées ». Enfin, en tant que le « je pense » accompagne toutes les représentations, c'est l'entendement qui réalise l'unité de l'âme, non pas dans son essence absolue, mais telle qu'elle s'apparaît à elle-mCme dans la conscience. Car cette essence absolue, nous ne la connaissons point proprement : elle nous est seulement révélée par les aspirations de notre cœur, qui pressent notre destinée future. Ce que nous « connaissons », au sens exact du mot, ce sont les phénomènes du sens intime; et si nous les connaissons, c'est précisément parce que l'entendement les lie. Celui-ci a pour fonction de les rapporter, en les enchaînant, â un sujet unique, et cet enchaInement(VprA'nfljo/!mû'), se produit chez l'animal comme chez l'homme. Car si la raison n'appartient qu'à notre espace, et s'il est impossible de concevoir une « raison " animale, on peut fort bien parler d'un entendement chez les bêles. Il en est d'intelligentes, à des degrés divers. Et rien ne nous empêche de supposer chez elles aussi une liaison des états successifs, qui équivaut à une sorte de conscience'.

1, Je rccoDnaltraU volontlen ki un louTonir de Lcibali, plalût que de Kant

LA PEULOSÛPHIE IIE JACOBi

Jacobi ne refuse donc poinl de faire leur juste part aui fonctions de rentendement. Mais îl les restreint au double travail d'analyse et lie synthèse par lequel l'entendement transforme et unille les données fournies par les deux facultés seules originales : les sens cl la raison. Vouloir alleindre le réel par les opérallons de l'entendement, c'est demander ù celte faculté justement ce dont elle est incapable. Car l'entendement pense, et Tobjel de la pensée est le général ; tandis que le réel est individuel, et n'est donné que dans une intuition. Par suite, une philosophie obtenue par les principes do l'entendement ne peut Ctre qu'un système d'erreurs. Une telle philosophie dissoudra les fi très en leurs éléments généraux et abstraits. Elle détruira méthodiquement toute vie, toute poésie, tout mystère : elle effarera le o clair-obscur des choses' ». Admirable expression, dont les romantiques useront et almseront plus tard, et que l'on rencontrera sans cesse dans leurs formules esthétiques. Mais ce que Jacobi veut mettre ici en lumière, c'est le contre-sens initial commis par la philosophie dogmatique. Voyant que dans la science, par l'opération réfléchie de l'entendement qu'on appelle démonstration, tout devient clair et intelligible, elle a cru pouvoir fonder pareil-

(les mod.'idcB-pspriU cl les moiiitilos-Amc»^ : mais île Leibiiii vu à trareft Bonnet, nniia an PaUngénésie pMlotophique, i|iiu Jacohi Ronnalasiilt bign, BoDtivt i'tiil (|i, IM-2(lu: : .1 il fniil Hi^lingiier deux sortes de |iiTS0nnalit6. Ui pri'inimi <^a( ci'Jtr i|iii i'">ii1l<' siiii|>!<'iiii'iil de la liaison ([lie la rËDiiniieesM moleotrii l(^ si'Ui.-itioiis .iriii r'i'it<':iii':' il li's spnBalioiiB Bubaéquentea, en Tertn du laniidlc l'Ame .i W >LuiiiiiiijL lifs l'iiansi'nieiits J'élals yar IcBtjueU ella passe; la sercindf l■sl>L■(:^^ dt |>i;tiii!iiialité est cotl« parsonnnlitè réUÉchia qid consiste dans le retour de l'Ame sur ellc-niAme, par li>qiii'l, séparant M quelque sorte du soi it-s propres sensalious, elle i^lli^eliil que c'est ella qnl tes ^-prouTe ou qui les u éprouviïes, VÎArv. qui posuJ^to une telle pcrsannglitè appelle <i mol ° eu qui cal cii lui, qui seni: et ec mol, s'incorporant pour tàttii dire k toutes les seasallons, se lus apiiroprlc toutes, et u'eu ennpoïc qu'noa

mime ctisti-uni' La pruinlint espiTi- ilu perBoniialil* parait conrenir MU

animaux et m^me à eeut qui sout le niolns élijiâs dans l'échelle. • Jacobt disUpguu aussi, Il dlffâreutirs riipriscs, ro qu'il appellu l'iudiviJualiti' simplo et la perEotiiialIlA propremeut dite ; et pour toutes deut il si-mble admettre qu'ouïr* la mimoire. ro^'lliiii synthiSlisaule de l'en tende m L-nt {VerknUpfltng) est néce»aairu. SW, \1, 22i; t6B-10; 1V«, 73.

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