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comme Jacobi, qu'une philosophie qui s'accorde avec le senlmienl religieux le plus profond. Voici hieutût paraître, à la fin du siècle, les Dhcaurs sur la Religion de Schleiermachcr, A l'exemple de Jacobi, dans un tout aulrc esprit que les philosophes du xvur siècle, Sclilciermacher professera une sorte de religion naturelle, « Naturelle " toujours, puisqu'elle a son origine au plus profond de lâme humaine, et qu'elle jaillit sponlauémciit du cœur et de la sensibilité de l'individu; mais « religion » vraiment, ce qu'elle n'était plus chez les philosophes : non pas sèche conclusion d'arguments logiques, mais principe de vie et d'amour, etretouf de Vâme Unie vers la source iitcrnelle de l'être.
Dans une lettre adressée au comte Stolberg, son ami intime, Jacohi a expHqué comment il entendait la distinction de la religion naturelle et des religions ri5vélèes : » Je tiens toutes les théologies pour vraies par leur cûté mystique, et toutes pour également fausses parleur côté non mystique, bien que, à un autre point de vue, je ne les déclare pas toutes également ineptes et pernicieuses. Selon moi, les différentes dogmatiques ont le même rapport fi la crainte de Dieu et à la vertu, que les différentes formes d'états au principe de la sociabilité... Si la religion chrétienne est sublime, au-dessus de toute comparaison, au-dessus de toutes les autres religions, c'est qu'elle enseigne un miracle continuel dont chacun peut avoir l'expérience : la régénérattou de l'homme par une force supérieure '. "
Stolberg ne fut pas peu scandalisé de ce langage. Comment pouvez-vous soutenu-, répond-il à Jacobi, que toutes les théologies se valent? Et pouvez-vous douter que toutes les religions positives ne soient fausses, à l'exception de la chrétienne, qui est vraie ? Stolberg ne peut pas non plus considérer les faits historiques du christianisme comm-î n'important pas à son essence : il pense que, sans l'Évangile, l'homme n'aurait tout au plus n qu'un pressentiment vague