‹ La philosophie de JacobiChapitre 43 sur 141 · Jacobi se sert prefque inilirérc · texte numérisé non relu

Jacobi se sert prefque inilirérc

a Ôlaubeel Gewissheit.

THÉORIES PSYCIIOLOGIOUES

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conviction qui en provient repose aussi sur une croyance, et reçoit de là toute sa force '. »

Le sens du mot « croyance » est ici tout à fait insolite, La croyance porte d'ordinaire sur une représentation dont nous savons qu'elle est plus ou moins imparfaite et inadéquate à son objet. Selon Jacobi, au cojitraire, la croyance est une reprt'senlaliou pnvih''gi(!'e, qui, nous mettant en contact immédiat avec l'objet, nous donne donc la certitude la plus ]>arfaile qui se puisse concevoir». Sentir, voir, croire, autant d'actes de l'espnt qui ne se séparent point. « Nous avons une faculté d'intuition ou de sentiment (la raison), qui nous révi-'le l'absolu, et nous disons, de ce que nous savons par ce sentiment de l'esprit (Geiatesgefûhl) , que nous y croyons". » Le relativement vrai est connu : c'est l'objet de la science. L'absolument vrai est senti : c'est l'objet de la croyance. La croyance est donc bien un « sentiment objeclif », c'est-à-dire accompagné de la certitude que son objet est présent. Et Jacobi revient à sa comparaison habituelle entre le « sentiment de la raison» et l'intuition sensible. >< De mOnie que la réalité qui se révèle aux sens extérieuis n'a pas besoin de garantie, et qu'elle est elle-même à soi-même le plus sur garant de sa vérité; de môme la réalité qui se révèle à ce sens intérieur et profond que nous appelons raison n'en a pas besoin non pins. Elle est également à elle-même le plus sûr garant de sa vérité. C'est nécessairement que l'homme croit J à ses sens, c'est nr'cessaii-emeni qu'il croit à sa raison ; et il f n'y a pas de certitude au-dessus de celle-là*.

Celte théorie de la croyance, si nettement anti-intellec- 1 tualisle, ne fait cependant point de part à la volonté. Jacotnl

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