‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 114 sur 138 · sw, in · texte numérisé non relu

sw, in

JACOBI ET FICHTE gjj

nous est révélée par une intuition supérieure au savoir 'et qu. seule donne un sens à la vie et au monde. .. Ce monde de phénomènes, s'il a toute sa réalité dans les phénomènes sÏ n a point de sens plus profond, s'il n'a rien à révéler au dessus de soi, devient une hallucination répugnante Je maudis la conscience qui fait apparaître ce cauchemar e J invoque le néant.comme une divinité secourable pour m' en délivrer.. >. Mais heureusement l'autre alternative s Wse

r xist? ToT '" ^"'T'""'- S' J'--te, s'il est certai,; que

existe, Il est encore plus certain queU'Etre parfait, de qui

je tien tout mon ôtre, (existe a fortiori, encore que je Te

que absolu échappe à notre entendement, et nous rendre a la certitude immédiate du cœur. Autant vaut dire que la Doctrme de la Science est une entreprise sans espoir

Il en va de même en morale. Certes, l'esprit qui anime la morale de Fichte est sublime : mais Jacobi le loue suZ de ne pas avoir suivi de trop près celle de Kant. « Je n'ai alÏÏ pu comprendre comment on pouvait trouver quelque chose de mystérieux et d'inconcevable dans l'impératif catégorique qui se déduit si aisément de notre tendance à être d'accord avec nous-mêmes ; et comment on a pu entreprendre ensuite sous ce prétexte, de voir dans les « chevilles » de la raison pure les conditions de la réalité des lois de la raison p" tique. Aussi jugez de mon plaisir, quand j'ai trouvé, dans les P emières pages de votre Destination du savant, que vous é lez p einement d'accord sur ce point avec moi K l Quant au

orl;, "V: f ^'^''^ P^'^'^^' •'"^ --i' P--- -Ces de oimahsme et d'abstraction. La source de la moralité et de

la vertu n est pas le moi absolu, le moi pur et vide, que Jacobi compara t tout à l'heure à l'espace géométrique C'est cœur vivant et palpitant, le cœur de l'homme réel! avec ses tendances, ses passions et son aspiration au bien. . Ce

Page 1