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commence par la faire évanouir. Jacobi n'aura donc pour la philosophie qui analyse et qui généralise que raillerie et mépris. Rappelez-vous la scène de Faust où Méphistophélès, grave sous la robe du docteur, vante à l'étudiant qui le consulte les procédés de la science :
Pour connaître et décrire une chose ayant vie, Mettez dehors rosprit premièrement, Alors en main nous avons les parties, Le lien spirituel y manque seulement ».
N'y aurait-il pas là, comme un écho des conversations de Gœthe et de Jacobi ?
Quoi qu'il en soit, Fichte dut jc rendre à r^ridence et renoncer à l'espoir d'aimeiier Ja<t obi à .son îdéali-^mr trànscendenlal. Il en prit son parti, et il s'en expliquai nclleraent dans une note de son opuscule satirique Vie et opinions etranr/rs de Frédéric McolaH (|80|). lu,^ ciiî^enllments considérables, dit-il en subsliiiice, se sont élevés entre Jacobi et moi. Ils tiennent surtout k ce que Jacobi ne m'a pas compris sur certains points essentiels, cl cela, ta^s prolxjiblement, par ma faute. « Mais quelle qu'en soit la rai.sori. el cpielque langage que Jacobi juge bon de tenir sur moi, qui puisse m'obligrr ù lui répandl^e ; • et môme si, selon la destinée comnuiue, Jacobi subissait laffaibllssement de l'Age et n'avait point d'ami pour laverlir el l'empL^hcr de pa^ raître inférieur h lui-même devant le public ; - rien de tout rcla ne m'empôcliera de le regarder. i>aur le |«issé, comme un des premiers hommes de son temps, comme x\\\ des rares chatnonsdela vraie tradition philosophique*. ..
L'éloge nV'îst pas mince. Mai> il a comme un air d'oraison funèbre, et Jacobi dut sentir surtout ce qu'il avait de niortiliant. Il est pénible À un philosophe de s'entendn? vanter pour son aciion or dans le passe h, et Tallusion au <léclin de