‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 118 sur 138 · I. Z-JiTMTf , î, SM-JO. Mirv à Jcan.PûuI, du ic min i · texte numérisé non relu

I. Z-JiTMTf , î, SM-JO. Mirv à Jcan.PûuI, du ic min i

jamais elle n'abdiquera la responsabilité, l'initiative, la paternité réelle de mes actes *. Jacobi s'arrête à cette antinomie, et le propre de sa doctrine est de la constater, sans vouloir y chercher de solution intelligible. Fichtc la résout dans sa Doctrine de la Science. Mais cette science, il ne la considère pas comme l'œuvre de l'entendement pur et abstrait. Elle provient de l'activité essentielle de l'âme, qui s'appelle de son vrai nom liberté : elle se légitime par la croyance. « J'ai trouvé l'organe avec lequel je saisis... toute réalité. Cet organe n'est pas le savoir ; nul savoir ne peut se fonder ni se prouver lui-môme ; tout savoir en suppose un plus haut qui l'explique et ainsi de suite à l'infini. Cet organe, c'est la croyance. . . Toute ma conviction n'est que croyance, et elle vient non de l'entendement, mais de la disposition de l'âme {Gesinnung).., Telle est la condition de tous les hommes qui ont jamais vu la lumière du jour. Qu'ils le sachent ou non, toute la réalité qui existe pour eux, ils ne la saisissent que par la croyance : et cette croyance fait partie de leur être, elle leur est innée. . .Nous sommes tous nés dans la croyance. Ceux qui sont aveugles suivent aveuglément le mystérieux et irrésistible attrait. Celui qui voit suit les yeux ouverts, et croit parce qu'il veut croire *. » Ce sont bien là, en etTct, les termes mêmes que Jacobi employait. Mais tandis qu'il s'arrêtait ici à une dualité irréductible dans la nature de l'homme, Fichte ramène au contraire cette dualité à l'unité. « Notre pensée n'est pas fondée en elle-même, indépendante de nos instincts et de nos tendances. L'homme n'est pas composé de deux parties courant parallèlement l'une à l'autre ; il est absolument un ^, » Ainsi Fichte s'élève au-dessus du point de vue de Jacobi, au-dessus de celui de Kant même, pour fonder son idéalisme moral : « Le monde est pour moi l'objet et la sphère de mes devoirs, et absolument rien d'autre. . . C'est du besoin d'agir

i. Fichte's SâmmtUche WerAe, H, 194-98.

2. Fichte's Sàmmtliche Werke, H, 233-35. - Cf. supra, cli. V, p. (04 sqq.

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