‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 123 sur 138 · LÉVY-BRUHL · texte numérisé non relu

LÉVY-BRUHL

SrhellinK en furent quelque peu honteux pour lui. Certes, LS s-étïït donné les premiers torts, et Schelhng, clairement déstné dans son livre sans y 6tre franchement nommé. V.U dû ressentir cette offense. Mais il triomphait sans genei La bontTde sa cause nétait pas douteuse, et perr^e nÏura prit au sérieux l'accusation dathéisme que acobi paraissait lancer contre lui : puisquauss. b.en cek îouUt simplement dire que Schelling n'admettait pas lan- Ihropomorpbisme comme Jacobi. Schelling se sera.t fa. Tsd honneur en n'accablant pas un ennemi à terre^ Ja b î-abstint de répliquer. Quelques-uns de ses amis le firent Bour lu mais il laissa tomber la querelle. Du côté de Schelw on imita bientôt cet exemple. Lui-même con.^nt, dans ml leUre, qu'il a peut-être dépassé la mesure. Il se peut dU-irÏuè Ls le feu de l'action, en frappant juste, jai

'lituraÏaucun intérêt à reprendre ici le détail de cette auerelie. Ce qu'elle avait de personnel est bien mort et sur uZIa philosophique du débat, Schelling avait trop évidemment raison. Il est certain que le monisme de Schelling, que son système de « l'identité absolue », ne pouvait être que lettre close pour Jacobi. Celui-ci n'avait-il pas vécu toute sa vie sur une conviction qui avait à ses yeux la force d un axiome : à savoir, que la nécessité et la liberté, que la nature et l'ordre moral s'excluent réciproquement? et que panthéisme signiûe athéisme, c'est-à-dire négation de la personnalité de Dieu? Or le système de Schelling consistait précisément à réaliser ce que Jacobi avait touj»;"'^ f^'^;! irréalisable. Il faisait sortir, par évolution, la liberté de la nécessité même, l'ordre moral de la nature, et la personnalité divine de la substance absolue impersonnelle. Une tclk doctrine ne pouvait être, aux yeux do Jacobi, qu'une forme bâtarde du spinozismc, sans franchise et sans probité logique. Ce n'est pas, en général, à près de soixante-dix ans auun philosophe peut changer d'altitude mentale, et se placer à un point de vue dont il a nié jusque-là la valeur et

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