Sculeiermacher's Briefwechseh IV
2. Cette formule se retrouve encore dans une lettre de Jacobi à Reinhold, du 8 octobre 1817. Rotii, II, 418.
intime de l'âme, selon moi, consiste précisément en ce sentiment qui vient de l'entendement, en cet entendement qui vient du sentiment, sans que les deux pôles cessent d'être distincts et se confondent*. » A la fin de cette môme année 1818, Schleiermacher vint à Munich. Il eut avec Jacobi plusieurs entretiens, et il essaya de lui faire entendre qu'il s'était assagi depuis le temps de sa romantique jeunesse. Mais Jacobi, affaibli par l'âge, ne put jamais voir en son interlocuteur que l'auteur des Discours sur la Religion,
D'autres contemporains, moins originaux et moins brillants que Schleiermacher ont essayé de tenir une position intermédiaire entre Jacobi et Kant. Tel Fries, qui veut donner de Kant une interprétation psychologique, et qui se rapproche ainsi du point de vue propre à Jacobi, sans cependant s'y placer tout à fait^ Bouterwet, plus médiocre, touche à beaucoup de sujets, et s'occupe particulièrement d'esthétique. Il accable Jacobi sous des louanges tellement hyperboliques, tellement maladroites, qu'elles prendraient facilement un air d'ironie, si Bouterwek pouvait être soupçonné de quelque malice ». Plus fidèle à la doctrine du maître apparaît l'entourage immédiat de Jacobi, ceux que l'on appellerait ses disciples, s'il avait un enseignement : Wizenmann, l'auteur des Résultats de la philosophie de Jacobi et de Mendelssohn, dont le tempérament philosophique semblait promettre quelque originalité, s'il eût vécu; Neeb, Ancillon, Krug, Roth, qui édita la correspondance de Jacobi après sa mort, Koppen qui acheva la publication, de ses Œuvres complètes, tous philosophes de plus de bonne volonté que de génie.