‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 14 sur 138 · I. SW, IV, p. XVI, xvn · texte numérisé non relu

I. SW, IV, p. XVI, xvn

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solue. D'autre part, si Jacobi pose la croyance à la base de sa philosophie, il s'agit pour lui, non de la foi en une révélation surnaturelle et historique, mais d'une croyance spontanée qui se manifeste dans toute âme humaine, et qui ne se sépare point de la raison. Chrétien et philosophe, Jacobi se flatte d'être aussi indépendant comme philosophe que fidèle comme chrétien. Sa doctrine et sa religion s'accordent parce qu'elles doivent s'accorder, et non par le sacrifice de l'une ni de l'autre. S'il rejette a priori une prétendue science qui lui ravirait des convictions plus chères que sa vie, il ne repousse pas moins l'idée de demander au dogme le fondement de sa philosophie. On peut combattre le fatalisme et l'athéisme, et demeurer philosophe. On ne l'est môme qu'à ce prix, dit Jacobi : ce sera la pensée maîtresse de sa doctrine.

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