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connaissons avec l'entendement et avec la raison ; mais jamais nous ne devons ces connaissances à l'entendement et à la raison, comme à des facultés distinctes révélant quelque chose par elles-mêmes. Séparées de la faculté révélatrice, du sens (qui est la faculté de percevoir en général), l'entendement et la raison sont sans contenu et sans objet : pures entités, êtres de raison. . . * » Dans ce passage, Jacobi semble bien ne pas distinguer entre la raison et l'entendement. 11 les oppose ensemble à la faculté qui fournit les données sur lesquelles tous deux s'exerceront. Ailleurs, il semble mettre la raison au-dessus de l'entendement, mais sans lui assigner cependant des fonctions qui l'en séparent nettement. Ainsi, dans une lettre à Schlosser, qui est de la même année que le David Hume : « Le sens commun ou entendement {Menschenverstand), abstrait, généralise, particularise, juge, conclut, peut en un mot tout ce que pont la raison, et là où il est, là est aussi nécessairement la raison. . . Séparée de l'entendement, et considérée en soi, la raison est uniquement la faculté de conclure d'une façon médiate, la faculté de connaître le particulier dans l'universel au moyen de concepts ou de déduire les déterminations du particulier des déterminations de l'universel. . . Donc il faut que la raison (car on ne peut ni juger ni raisonner sans données), soit toujours appuyée sur l'entendement, qui l'a engendrée, c'est-à-dire qui l'a fait passer du possible à l'acte *. . . » L'entendement est donc immédiatement et nécessairement lié à l'appréhension directe du réel, que Jacobi a désignée du nom de sens (Sinn). A son tour la raison est liée à l'entendement, d'où elle sort, et d'où elle tient indirectement son contenu. Si elle n'est pas l'entendement même, elle en est une forme plus haute, et comme un épanouissement, qui apparaît en l'homme, parce que l'homme, entre tous les êtres, a le privilège d'une révélation de l'absolu. C'est parce que Dieu se fait sentir à lui qu'il a
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