‹ La philosophie de Jacobi [microform]Chapitre 38 sur 138 · SW, II · texte numérisé non relu

SW, II

3. ZoppRiTZ, I, 239. « Ich bin Kealist, wie es vor mir uocli koin Mcusch gewescn ist, und bchauptc, es gibt kein verniinftiges MiUcIsystem, zwischen lotolem Idealism oder totalem Rcalism. » LeUrc à Jean-Paul du 16 mars 1800.

LA SCIENCE ET LA MÉTAPHYSIQUE 79

région des purs possibles, dans le domaine de la logique et des malhématiques, qu'apparaît le plus haut degré d'intelligibilité. Jacobi s'est fort écarté ici de son maître Platon. Selon Platon, les idées sont à la fois principes d'existence et d'intelligibilité. Pour Jacobi, réalité et intelligibilité varient en raison inverse l'une de l'autre. A la limite, le parfaitement intelligible est irréel, et le vraiment réel, c'est-à-dire l'individu, est inintelligible.

Après cela, lorsque l'entendement ne sort pas de son domaine, Jacobi ne fait aucune difficulté de lui en reconnaître la possession. Appliqué aux données sensibles, l'enlendement en dégage l'élément général, c'est-à-dire, intelligible : il produit ainsi la science, doublement précieuse comme gymnastique de l'esprit, et comme instrument de conquête de la nature. Quand il élabore les données suprasensibles de la raison (c'est-à-dire du sens de l'absolu), il en forme ce que Jacobi appelle, en langage kantien, les « idées »; Enfin, en tant que le « je pense » accompagne toutes les représentations, c'est l'entendement qui réalise l'unité de l'àme, non pas dans son essence absolue, mais telle qu'elle s'apparaît à elle-même dans la conscience. Car cette essence absolue, nous ne la connaissons point proprement : elle nous est seulement révélée par les aspirations de notre cœur, qui pressent notre destinée future. Ce que nous « connaissons », au sens exact du mot, ce sont les phénomènes du sens intime; et si nous les connaissons, c'est précisément parce que l'entendement les lie. Celui-ci a pour fonction de les rapporter, en les enchaînant, à un sujet unique, et cet enchaînement (F^r/mZ/jo/*?^/?^), se produit chez l'animal comme chez l'homme. Car si la raison n'appartient qu'à notre espèce, et s'il est impossible de concevoir une « raison » animale, on peut fort bien parler d'un entendement chez les bêtes. Il en est d'intelligentes, à des degrés divers. Et rien ne nous empêche de supposer chez elles aussi une liaison des états successifs, qui équivaut à une sorte de conscience».

1. Je reconnaîtrais volontiers ici un souvenir de Leibniz, plutôt que de Kant

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Jacobi no refuse donc point de faire leur juste part aux fonctions de rentcndement. Mais il les restreint an double travail d'analyse et de syntbOse par lequel l'entendement transforme et unifie les données fournies par les deux facultés seules originales : les sens et la raison. Vouloir atteindre le réel par les opérations de l'entendement, c'est demander à celte faculté justement ce dont elle est incapable. Car l'entendement pense, et l'objet de la pensée est le général; tandis que le réel est individuel, et n'est donné que dans une intuition. Par suite, une pbilosopbie obtenue par les principes de rentendement ne peut être qu'un système d'erreurs. Une telle pliilosopbie dissoiuira les êtres en leurs élémentî* généraux et abstraits. Elle défniira méthodiquement toute vie, toute poésie, tout mysiére : elle effacera le « clair-obscur des choses' ». Athiiirahle expression, dont les romantiques useront <ît abuseront plus tard, et que Ton rencontrera sans cesse dans leurs formtiles esthétiques. Mais ce que Jarobi veut mcllre ici en lumière, c'est le contre-sens initial commis par la philosophie dogmatique. Voyant que <lans la science, par l'opéralion réfléchie de l'entendement qu'on appelle <lémousha(ion, toul devient clair et intelligible, ellr a cru pouvoir fonder pareil-

(Ics monados-rsprits et los inoij.i.|,.«-(\tn«N\ maU do I.rihnix vu \ tr.iTCM Bonnet. Dans sa Palingénésie phUosophif/ue, que Jan.hi lonnaiMnIt bien Bonnet écrit .p. 199-200, : « 11 faut «linlinguer deux MuiteM de pi'ivtoiuialllè. La preniiriv est celle qui ivsulte siMipleiuenl do la liaision que la n'uilnlseeuee met entre les sensations antécédeutejj et le» HeujtationA itubMéquetiteH. en vertu de laquelle l'Ame a le sentiment den clianjfemenlM d etatu par lonqueU elle passe : la sen.nde espèce de pir^muâlilit r«t o-lte pfr>oiiiuli(> r^rfhlc qui consiste dans le retour de l'Aio* Mir .dlr-m^mr. |Mir U>\twl UfVêM tm quelque sorte di» soi ses propre* unAmVumi, tWv rrfliVliit ipi.i cVfl oHe qui les éprouve ou <pii les a éprous.V*. l.'P.ln- ifal loi^tli* iiix (fit.* penonnaBlf app.lle « moi » ce qui est en lui. .|ai m^uïi «t « mol. »*iiKarporaa« jmir alnil dire à toutes les sensations, se krt apffrogvir Utaltt, el mrm niifi|i««o 4|a'me

même exist.iire La premier.' i-«|Kn' ilr pcTmniiiJtlé |urall ninvonlr aui

animaux et m.-me à ceux qui MWl Ig wmtkm ^\ttH Amm Tt^rlicUew • J*»M ^«tihk'ur aii^.i, .ï d»»rrnt.«i nrt»rf*r4, et qu'il »p|K>||i> rii>Ui%î4MJÉIè llaqile <l il pfr^.iit.dii.- pnqinMixtit dlL-; ri |Mirir («<it.$ Oral îl tnuhW aiarltK qu*<Mlrv U nirtu-iirr, IVliou ♦yi»Jlirtlt*%îr 4f IVntolemitf [VtrAnSn/kM^ Mt nétc*^ «Irr. SW, VI, 2il; tW-TO; IV». 7J.

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