ZuppRiTZ, 1, 73-7i. Lettre à Hamann du 17 novembre
2. Théorie généralement acceptée et enseignée en Allemagne depuis Wolff, et qui se retrouve jusque dans les écrits politiques de Frédéric 11.
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voilà à quoi l'homme ne saurait renoncer à aucun prix, quand on lui promettrait le régime autocratique le plus doux et le plus aimable, quand on lui offrirait « tous les trésors de Golconde* ».
En un mot, Jacobi a les sentiments d'un libéral. Il les avait du moins en 1777, sous l'influence combinée deBodin et de Montesquieu, de Rousseau, d'Adam Smith, de Ferguson, et même de Spinoza. Peut-être obéissait-il aussi à la suggestion des idées ambiantes. Durant les vingt années qui précédèrent la Révolution française, de toutes parts, en Allemagne comme en France, on réclamait plus d'égalité et plus de justice. La diversité des esprits et des caractères se retrouvait dans la façon de concevoir les réformes : mais personne ne contestait qu'il n'y eût beaucoiq) à réformer. Les ordres privilégiés s'y pilotaient; les gouveiiiements étaient disposés à le reconnaître. Jacobi partage ces sentiments. Il ne s'indigne plus ici contre l'esprit de son temps. Il se plaît au contraire aux déclamations éloquentes contre le despotisme qui flétrit tout ce qu'il touche, et qui est un crime de lèse-humanité. Il aime à développer le mot de
Tacite : Potlus periculosa Hbertas Un opuscule de 1782 «
nous le montre tout à fait séduit par les idées politiques de Lessing, de Ferguson et de Rousseau.
L'homme, quand il suit sa nature, c'est-à-dire ses inclinations primitives, obéit du môme coup aux lois de l'humanité, de la justice, de l'honneur et de la religion. Loin de nuire à ses semblables, il cherche leur bien en môme temps que le sien. Malheureusement il n'obéit pas toujours à cet instinct supérieur, que Jacobi appelle raison. Il est souvent entraîné par ses passions. La violence et l'injustice apparaissent alors. Il faut, pour les réprimer, un système de contrainte : de là l'étaWissement des lois positives. Mais ces lois n'ont pas d'autre utilité, ni d'autre raison d'ôtre. En un mot, l'État a