‹ La philosophie de Jean-Baptiste VicoChapitre 11 sur 48 · STRUCTURE INTERNE DE LA SCIENCE NOUVELLE 4S · texte numérisé non relu

STRUCTURE INTERNE DE LA SCIENCE NOUVELLE 4S

ces « démolitions » qu'elles accomplissent avec beaucoup de racililé et de plaisir, quoique le plus souvent sans grand succès, car l'homme qu'elles ont ainsi tué a coutume, une fois mort, de rester plus vivant que jamais. Mais il est d'autres âmes qui, au premier mot leur allant droit au cœur, au premier rayon de vérité brillant à leurs yeux» s'ouvrent toutes pleines de désir, s'abandonnent avec confiance, s'enivrent d'enthousiasme, ne veulent rien savoir des défauts, ne découvrent pas de difficultés, ou pour lesquelles les difficultés s'aplanissent aussitôt et les défauts s'expliquent de la façon la plus simple ; et quand, par hasard, elles écrivent, leurs écrits prennent la forme à' « apologies ». Pour ces âmes-là, il est à craindre que la Science nouvelle ne soit un livre trop ouvert. Certainement, si, entre ces deux attitudes opposées, il n'y en avait pas une troisième, s'il fallait se résoudre nécessairement à l'une ou à l'autre, il faudrait préférer le péché d'amour au péché de froide indifférence, la foi trop vive, qui permet cependant d'af teindre certains aspects du vrai, à l'absence de foi, qui n'en laisse voir aucun. Mais une troisième attitude est possible, et c'est celle que le critique doit prendre : elle consiste à ne jamais perdre de vue la lumière, mais à ne pas oublier les obscurités, à parvenir à l'esprit en dépassant la lettre, mais sans négliger la lettre, en y revenant, au contraire continuellement, en s'efïorçant de rester un interprète libre, mais non fantaisiste, un amant toujours ardent, mais jamais aveugle.

Les deux idées maîtresses établies, le vice et la vertu qu'on a reconnus propres à l'esprit de Vico, sa géniale confusion ou sa génialité confuse imposent donc comme i ■irmsreutiqus géneralb de séparer, par voie d'analyse, la pure philosophie qui est en lui de l'empirisme et de l'histoire auxquels elle est mêlée et presque incorpor.

versa, puis de noter peu à peu les effets et les causes

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du'mélange. Les scories ne peuvent être considérées comme inexistantes, unies qu'elles sont à l'or natif, mais elles ne doivent pas empêcher de reconnaître el de purifier l'or, ou, pour sortir des métaphores, l'histoire doit être histoire, sans doute, mais elle n'est histoire qu'à condition dï'lre

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