‹ La philosophie de Jean-Baptiste VicoChapitre 13 sur 48 · LA FOKME DEMI-FANTAISISTE DE LA CONNAISSANCE · texte numérisé non relu

LA FOKME DEMI-FANTAISISTE DE LA CONNAISSANCE

{Le mythe et la religion)

La doctrine de Vico sur le mythe, si elle n'est pas moins originale et profonde que sa doctrine sur la poésie, n'est pas non plus très claire, car les relations entre poésie et mythe sont si étroites que l'ombre projetée sur l'une doit nécessairement s'étendre de quelque façon sur l'autre.

Continuant, comme nous l'avons fait jusqu'ici et connue nous le ferons par la suite, à étudier l'état des connaissances, a l'époque de Vico, au sujet des diverses disciplines et des divers problèmes qu'il entreprit de traiter, nous rappellerons brièvement, en ce qui concerne les éludes mythologiques, que non seulement on fit, entre le xvr et le xvn' siècles, de grandes compilations mythologiques littéraires (Boccace en avait déjà donné L'exemple an xiv), mais on défendit savamment les deux théories explicatives que l'aniiquilé classique avait connues et que n'avait pas entièrement ignorées le moyen âge: la théorie du mythe considéré comme une allégorie de vérités philosophiques (morales, politiques, etc.)t et celle du mythe considéré comme l'histoire de personnages ayant réellement èxU d'événements réels, avec les embellissements conçus par une imagination qui divinisait les héros (évhémérisme

Page 1