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LA FRA>'CE DE LOUIS XIV

§ 1. — La religion. Pascal.

Les satires et le cynisme de Rabelais, le doute épicurien de Montaigne, le scandale causé par le fanatisme des ligueurs et par les excès des huguenots sous les armes, l'esprit païen de la Pléiade avaient engendré une incrédulité si générale que Ton comptait (d'après Mersenne) dans la seule ville de Paris cinquante mille athées.

Mais partout où le nom de Christ est adoré, la piété peut se réveiller dans le cœur de la nation, la lumière de la vie dissiper les ténèbres de la mort.

A la voix de Calvin la foi s'était rallumée à la cour, dans les châteaux, les villes, les campagnes. L'édit de Nantes en 1596 avait mis fin aux guerres civiles. La France était pacifiée. Eparses sur toute la surface du royaume, les Eglises réformées étaient, chacune, un foyer de vertus domestiques, de probité et d'activité, d'indépendance de caractère et de liberté politique, doîi la vie spirituelle aurait pu se propager dans le corps entier de la nation. Mais, hélas! en 1687 Louis XIY, que dirigeaient les jésuites, crut

(1) eu. V, 25; Ml. II.

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