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l’homme écrive sur le sol des hiéroglyphes de fer et non sur le papier des rébus politiques. » L'idée n'y perdra rien. Le progrès industriel travaille pour elle. « Elle est toujours là, la maligne, elle est là qui se frotte les mains et qui dit tout bas : Allez, cancanez, concevez, bambochez ; travail et terre, vous enfantez, vous créez un nouveau monde.»
Un autre-disciple de l'école-saint-simonienne (Laurent de l'Ardeche), l'historien et le panégyriste de Napoléon I®', considère naturellement, dans son Coup d'œil philosophique sur la révolution de Décembre, le Coup d'Etat du 2 Décembre comme une nécessité. Les incidents qui l'ont accompagné ne l’attristent guère, car « le menu des révolutions n’est jamais attrayant ».
Chez Victor Considérant, nous retrouverons la même indifférence vis-à-vis des régimes politiques, la même conception d’erreur et de méprise, lorsqu'il s’agit du passé. Nous retrouverons cette manière de voir encore plus accentuée chez lui, si-cela est possible, que chez les Saint-Simoniens, en tout cas développée avec l'abondance qui caractérise le célèbre disciple de Fourier.
« Nous ne partageons point — écrit-il, — les préjugés systématiques répandus contre les gouveraements. Nous ne définissons point les gouvernements comme le faisaient les économistes et les publicistes des quinze années de la Restauration : des ulceres qu'il faut s'attacher à réduire autant que possible. Nous ne
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croyons point que les gouvernements soient, nécessairement et a priori, les ennemis des peuples » (£)). Re léon III a tenu presque le mème langage lorsqu'il écrit : « Un gou vérnainont n'est pas un uwlcère nécessaire, . c'est plutôt le moteur bienfaisant
-de tout organisme social. (OEuvres de Napoléon IH,
bp) Considérant ne croit pas à l'infaillibiité des
hommes politiques. il les critique assez sévèrement.
Mais il les défend énergiquement contre toute accusation de mauvaise foi ou de parti pris. L'erreur est
la cause du mal qu'ils font. Ainsi dit-il: « Les gou-
vernements sont soumis à l'erreur. S'il y a dans la . contre eux des préjugés absurdes et injustes, ils sont fort sujets eux-mêmes à nourrir de funestes préjugés. Îls se trompent souvent; 1 ils font fausse
route. On doit les surveiller etles critiquer sévèrement quand ils s'égarent.… Mais nous croyons que les intérêts des peuples et des gouvernements sont 1dentiques au fond. L'erreur seule les divise. » Ii prend tout de suite un exemple extrême, le tsar de Russie. Et il dit : « À Dieu ne plaise que nous approuvions la politique de l’autocrate"russe ! À Dieu ne plaise que nous conseillions à la France une alliance intime et de premier degré avec la Russie ! Mais croit-on qu'il ÿ ait dans tout l'Empire moscovite un seul homme qui aime mieux la Russie quele Tzar ? qui soit plus dévoué à la gloire, à la puissance, à la prospérité de cette
(1) Je cite le livre intitulé Manifeste de la Démocratie au dix-neuvième siècle qui a paru en 1847, à la veille du Manifeste de Marx (1848). Ce document a été reproduit en 1894 dans l'Ére nonuneollr
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