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habituelle et normale d'agir « à sa guise ». Pour lui, la liberté, c’est le pouvoir de satisfaire tous les besoins d’un homme normalement développé. La liberté métaphysique est un peu comme la liberté proclamée par le régime capitaliste. Elle est toute formelle et abstraite. Elle ne nourrit pas son homme, qui peut mourir de faim et d'épuisement tout en étant libre. Et cela n’est que logique. La liberté ne règne en souveraine que dans les sphères aussi illimitées que vagues du possible. Et l'homme vit dans la réaiité, dans le royaume -du « grain de mil » classique. Que « l'homme en soi » de Kant, l'homme possible selon nous, soit libre ou non — dans le monde des pñénomênes historiques, nous sommes obligés de létudier comme un être obéissant aux lois de sa nature ou à | celles de son milieu.
Peut-être pourrait-on trouver dans notre opposition du déterminisme réel à la liberté possible une indication pour la solution du problème de la liberté. H * serait pourtant prétentieux de vouloir résoudre en “ passant un problème que tant de maîtres dela pensée | ont considéré comme un des plus difficiles et des plus compliqués. Bien que, d'autre part, un de ces mêmes maîtres ait observé avec raison que les solutions les plus simples des plus graves problèmes sont les der- : . nières trouvées. Et l'histoire de l’œuf de Colomb se répète assez fréquemment.
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Avant de passer à l'analyse des différentes conceptions de la loi historique, il nous sera permis de nous
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