‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 26 sur 167 · æ sa · texte numérisé non relu

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ne pas proclamer l'oxygène qui fait l’air respirable et constitue par conséquent la condition préalable de l'existence de l'homme et de son histoire comme « la base » dont les. formes politiques et juridiques de la société constitueraient la « suprastructure » ? Pourquoi ne pas considérer la lumière et la chaleur comme autant de facteurs historiques ? H est évident

qu'il est nécessaire de distinguer entre la loi de:

l'évolution et la loi de dépendance, sous peine de tomber dans l'absurde ainsi qu'il est interdit à un historien philosophe de prendre une certaine tendance pour un fait d'évolution (1).

La loi de l'évolution est l’objet principal de la philosophie de l'histoire. Mais ce qui nous préoccupe d'une facon particulière, c'est la loi de l’évolution qualifiée ou subjective. Autrement dit: la loi du progrès. Les hommes, au risque même de se trouver en contradiction avec Ia méthode objective, aspirent au bonheur. Ils s'intéressent donc si et par quels moyens le progrès se réalise dans l'histoire. Condorcet fut le premier qui entreprit de prouver sa réalité d'une manière systématique. Dans son « Prospectus » qui devait servir d'introduction à un ouvrage considérable,et qui est connu sous le nom d’Esquisse d'un tableau des progrès de l'esprit humain, il dit : « Ce

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(3) Le « facteur économique » —— ou le mode de production — de Karl Marx ne peut être assimilé aux facteurs naturels énumérés ci-dessus, grâce à sa complexité et surtout grâce à sa variabilité plus grande,

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