‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 29 sur 167 · UT RE · texte numérisé non relu

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toute l’évolution historique dans une formule générale, comme celle de Marx et Engels, par exemple, qui date du milieu de notre siècle.

Nous possédons même des travaux considérables qui nous racontent l’histoire de toutes ces tentatives philosophiques. Rougemont (1874), un écrivain francais méconnu, Flint, un Anglais (1873-1893), et l'Allemand Rochol 1874), surtout les deux premiers, ont décrit avec force détails, les phases principales par lesquelles a passé la philosophie de l’histoire, des temps les plus reculés jusqu'à nos jours.

On a cherché également à trouver un ordre, une suite dans le grand nombre de conceptions historiques, une loi qui expliquerait le développement de la philosophie de l'histoire. Tel l'écrivain italien Marselli dans sa Scienza della Sioria. En outre, on peut dire d'une facon générale qu'il existe à peine un penseur de réputation ou un écrivain notable qui n’adhère pas à telle ou telle conception historique, s’il n'est pas arrivé à en créer une qui lui soit propre.

Il paraît donc que les raisons abondent pour attester la possibilité d’une philosophie de l'histoire. Néanmoins, ceux qui doutent de cette possibilité ont également des arguments plausibles pour justifier leur scepticisme.

Je n'en indiquerai que les principaux :

4) Ni la méthode, ni l'étendue, ni même l'objet de

la philosophie de l'histoire ne sont fixées d'une.

manière claire et définitive. Tout cela se discute encore et donne lieu à de nombreuses controverses.

La plupart des écrivains confondent la philosophie |

de l’histoire avec la sociologie ; parce que, disent-ils,

tout phénomène historique est en même temps d'ordre | sociologique; car ce sont les hommes organisés EU socialement qui font leur histoire. | 1 | 2} Les interprétations de l'histoire fournies jusqu’à ce jour sont trop nombreuses, trop contradictoires

| pour qu'elles puissent toutes être vraies. Par leur ee diversité, elles présentent un véritable chaos. « Pour ‘1 ma part, écrit M. Bouillier, j'ai beau chercher dans

les systèmés compris sous le nom de philosophie de l’histoire, je n’y trouve rien qui soit clair, plausible

1 ou susceptible de démonstration » (4). Un écrivain +. | allemand, Paulsen, ne voit dans toute la litiérature 4 de la philosophie de l'histoire que des « ébauches ». : Helmholtz va encore plus loin. Il dit : « Les sciences

| historiques et philosophiques ne peuvent ordinaire-

| ment formuler aucune loi qui puisse se justifier par la réalité. » Ces derniers témoignages sont d'autant k gnag | | plus caractéristiques qu’en Allemagne les disserta- |

tions philosophiques sur lhistoire sont en plus 3rand nombre.

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