‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 34 sur 167 · ES · texte numérisé non relu

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On peut donc répondre à la question. posée « Qu'est-ce que l'histoire ? » de la manière suivante : le nhénomène historique se répèle en tant qu'il représente le produit de causes générates el permanentes; \d ne se répète pas en lant qu'il résulle de circonstances dues à un lieu où à un temps déierminés, attendu que ces circonstances ne sauraient être identiques, même dans deux cas donnés.

Tout phénomène historique est un et indivisible. On ne peut donc pas, pour un même phénomène, comme l'ont tenté quelques écrivains, d'éléments variables détacher des éléments constants en soumettant chacun d’eux à une science correspondante. On ne peut pas couper l'événement historique en deux, en mettant

une moitié à la disposition de la psychologie où de

l'anthropologie, et jeter l’autre en pâture à l'histoire proprement dite. fl ne nous reste qu à reconnaitre que l'élément constant du phénomène historique donne naissance à une certaine régularité et justifie nos recherches des lois généräles du développement his. torique, tandis que l'élément variable fera les frais du récit historique, de la « peinture historique ». L'historien philosophe a bien le droit de recourir aux lois générales élaborées par d'autres sciences pour expliquer l'histoire, mais il ne cesse pas pour cela inême d'être historien, comme le physiologiste ne cesse pas de l'être en utilisant pour sa science les données chimiques et anatorniques. L'histoire fait des emprunts à la psychologie et à l'anthropologie, en leur prêtant à

son tour sans qu'aucune d'elles perde son droit.

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