‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 45 sur 167 · EE SEE · texte numérisé non relu

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seurs isolés des écoles, comme les cyniques et les

stoïciens, les anciens sont loin de l’universalisme

humanitaire, qui s'élabore lentement pendant la période chrétienne. Même pour Aristote, le peuple grec est seul destiné par sa nature même à dominer les autres nations, condamnées à rester barbares et esclaves (1). Il en est de même pour l’idée de progrès qui ne devient dogme philosophique qu’au dix-neuvième siècle. L’horizon abess c des énciens est trop limité pour permettre de vastes constructions philo: sophiques.

Malgré toutes ces ondicioue défavorables,nous trouvons chez les auteurs anciens quelques considérations généraies remarquables sur la formation des institutions sociales et politiques. Les idées de Platon sur

la division du travail et surtout celles d’Aristote sur le

caractère et le développement de différentes formes politiques, malgré leurs imperfections inévitables au point de vue de la science contemporaine, ont eu une influence considérablé sur les théories politiques qui

se sont formées depuis. On peut donc résumer l'état de la philosophie historique dans l'antiquité de la.

façon suivante : Les idées historiques de l'antiquité avaient tantôt un caractère trop général en, se confondant avec des idées cosmologiques, tantôt se distinguaient par un caractère exclusivement particulier, en se rattächant à des phénomènes historiques déterminés, tandis que l'histoire, comme processus de l'évolution, restail nécessairement hors de la portée de la pensée antique. |

(1) Voir La Politique, livre I, ch. IV et suiv.

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