‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 49 sur 167 · A7 EX · texte numérisé non relu

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profondément gravée dans le cœur d’un sodomite. assassin ou oppresseur, bien qu'elle reste presque méconnaissable grâce aux passions et à la témérité devenue habitude, il me sera aussi permis, après tout ce que J ailu et réfléchi sur les peuples qui habitent la terre, de reconnaître cette tendance innée à l’humanité aussi universelle que la nature elle-même, et plus encore de voir dans cette tendance l'essence même de cette nature. »

W. Humboldt voit dans l'explication de l’histoire à l’aide d’une Idée, prise en dehors de l’histoire, l'unique moyen de la comprendre. Aussi dit-il: « On ne peut comprendre les phénomènes qu’en se plaçant hors d'eux. Cette désertion du phénomène est aussi peu dangereuse que l’erreur d’un attachement aveugle à celui-ci est certain. »

On peut bien admettre avec l’illustre savant la nécessité d'une idée directrice pour comprendre l’histoire sans vouloir chercher cetteidée hors del’histoire. On conçoit difficilement d’ailleurs comment une idée

prise en dehors du phénomène historique et partant étrangère à lui peut servir à l'expliquer. Toute cause

a un lien intime avec l'effet produit. Or, ce lien intime est impossible sans une certaine homogénéité entre la cause et l'effet. L'histoire et l’idée qui l'explique ne peuvent donc appartenir.à deux mondes différents, à

moins que nous admettions une intervention surna-

turelle, un retour à l'hypothèse Dieu, qui est au centre de la conception providentialiste.

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