PRÉFACE VII
tiques, sociales et religieuses survenues dans ces sociétés ? Est-ce que cette « loi », constatant l'imitation comme un fait universel et conséquemment comme commun à tous les régimes, contribue à faire comprendre le caractère spécifique de la vie sotiale agitée de notre temps qui, somme toute, nous, inté-
resse le plus ? On peut en dire autant de la théorie de
« l'organisme biologique » de Spencer, de celle de « l'organisme contractuel » de Fouillée et de tant d'autres théories sociologiques.
Ni Spencer, ni Fouillée, ni Tarde, ni Wundt n'ont prévu le mouvement socialiste, son rôle historique, son évolution, ses victoires.
Par contre, Karl Marx a non seulement prévu ce mouvement, mais il lui a tracé, pour ainsi dire, son chemin d'avance. Il a défini les facteurs économiques et sociaux qui décideront de son rôle historique et de sa victoire. Dédaignant des généralités abstraites, il chercha à comprendre le processus concret de l'évo-
lution sociale. La loi de la concentration des capitaux
et de la prolétarisation, pour ne citer qu'une des thèses marxistes, nous en dit plus long sur la nature de la société comtemporaine que tous les traités de la sociologie abstraite réunis.
Si savoir est prévoir, ceux qui ont le plus prévu ont nécessairement le plus su. Marx en est de ces der-
‘niers. Sa doctrine est donc socialement et scientifi-
quement supérieure aux autres’ doctrines sociologiques restées étrangères à la vie qu'elles sont appelées pourtant à expliquer.
La doctrine de Marx apparaît, au point de vue pratique, comme la plus grande force organisatrice de
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