‹ La philosophie de l'histoire comme science de l'évolutionChapitre 76 sur 167 · MG, 2 LA · texte numérisé non relu

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tique dans un raisonnement qui prétend que la civilisation peut être mieux servie par l'anarchie que par l'organisation rationnelle, nous nous demandons : En quoi le raisonnement de nos adversaires diffère-t-il de celui de Kidd déjà cité? Et, au surplus, pr quelle aberration mentale ces mêmes amis fanatiques de la civilisation et du progrès quand même opposent triomphalement aux socialistes le grand argument de la liberté menacée dans la cité communiste? Si cela même était vrai, les socialistes, en supprimant la liberté au nom du progrès social, n'auraient fait qu'agir selon la méthode de la sociologie objective, qui ne sembarrasse pas des sacrifices humains lorsqu'il sagit du progrès social, ‘dieu cruel et impitoyable! Fiat justilia, pereat mundus. Que tous les hommes périssent, pourvu que l'humanité vivel Tel est le dernier mot de sagesse de cette prétendue science objective, qui exclut le point de vue humain d’un domaine qui a pour objet la vie sociale et historique de l'homme. La conception physiologique ou psychologique l'y rétablit. Là est son mérite, aussi grand qu'incontestable.

La conception physiologique ou psychologique a pourtant, comme sa rivale, la conception géographique, des lacunes qu'il serait regrettable d'ignorer. En voici quelques-unes. Cette conception a souvent la tendance d'« atomiser » le phénomène historique, c'est-à-dire de ramener de grands événements historiques à des causes. infiniment petites. Parmi les par-

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