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tisans de cetle Conception, nous trouvons ceux qui, d'un air triomphant, déclarent que la forme du nez de Cléopâtre ou les maux gastriques d'un roi de France ont bouleversé le monde.
Ils se plaisent aux contrastes frappants des petites causes produisant de grands effets et ne se soucient guère d'un des théorèmes de Spinosa constatant l'équivalence de la cause et de l’effet produit, vérité d'ailleurs dictée par le simple bon sens. Il est inutile de prouver longuement que ces paradoxes à effet n'ont rien de scientifique... L’argument de Montesquieu cité plus haut contre le hasard, qui ne peut avoir d'effet que si la situation générale le permet, suffirait à démolir ces paradoxes, même dans les cas où le nez de Cléopâtre aurait joué le rôle historique qu on lui attribue, ce qui n’est nullement établi d'une façon définitive...
C’est à cette sorte de conceptions puériles que l’on peut appliquer la critique sévère mais juste de W. Humboldt: « Gette conception, dit-il, n’est pas digne de l'histoire universelle. Elle rabaisse la tragédie historique à un drame de la vie quotidienne, elle arrache superficiellement des événements particüliers à la totalité des faits auxquels ils s'attachent en mettant à la place de la destinée mondiale le jeu des motifs
individuels. » Il est évident que si la conception.
géographique tend à diminuer le rôle de l'individu, la conception psychologique a une tendance à l’exagérer. En admettant même l'utilité pratique de cette exagération de l’importance de l’action des individus exceptionnels, de ceux qu'on appelle des héros, qu'il ne faut pas confondre avec l’action humaine tout court
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116 LA PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE comprenant la part de l'influence historique de tous les individus dont se compose la société, on est bien obligé de reconnaître que cette exagération, comme tout autre, est antiscientifique et nuisible, en définitive, au développement des idées historiques.
Pour que la conception psychologique corresponde lus à la réalité historique est P la réalité nistorique, il est nécessaire qu'elle ne considère pas l'homme comme un être isolé dans le temps et dans l’espace, comme un Robinson qui - nc GA \ictinormarai j ee PRES : 5 surplus, Se dislinguerait de celui de la légende par cela qu’il n'aurait pas. d'ancêtres. Elle doit tenir compte de tous les effe ts des actions humaines accumulés dans le passé comme de ceux du milieu
ambiant, de tous Le res et des influences nombreuses auxquelles est exposé l'individu vivant dans une société. Elle doit également renoncer aux expli-
cations abstraites et faciles qui € es es l'invocation de « la nature humaine », des beéo S généraux et des sentiments connus de l'homme. fl . fier, étudier daus les détails. a rire stations cette « nature humaine », . u est loin d’être simple et connue. Il faut re surtout dans l’action, dans ses manifestations . s dans la vie sociale et historique. La conception psycho ologique évitera ainsi le danger qui menace toute théorie générale de l'histoire — les théories dites objectives n y font ‘pas, Malgré les apparenses, exception, -et qui consiste dans ce qu’on à appelé justement le verbalisme., c’està-dire dans un envahissement de la théorie e par des lérmes généraux vides de contenu, qui sont comme des billets de crédit tirés sur des noms de personnes imaginaires. À
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En résumé, la conception physiologique ou psycho-
| logique de l’histoire à le même défaut capital que la
conception géographique. Elle prend une partie des influences historiques, l'homme, pour le tout, ur des facteurs de l’évolution peur Le facteur, dominant de
son influence toute-puissante tout le champ histo-
rique.