XII
La conceplion historico-sociale de l’évolution se ratltachant à la catégorie des faits dont nous avons parlé au début complète, jusqu'à un certain degré,
les lacunes importantes laissées par lés deux grandes
conceptions historiques déjà analysées. Mais avant les mêmes tendances dominantes et les mêmes prétentions à expliquer à elle seule l’histoire, elle tombe dans d’autres exagérations.
En opposition avec la conception psychologique,
elle a pour point de départ non l'individu, mais le
groupe social, non le motif individuel, mais le fait collectif, non des intentions humaines, mais des résultats historiques. L'’individu n’est pas un être isolé. Il dépend de son groupe social. Il est le produit de son temps. Même son action, qui paraît avoir un caractère tout individuel, n’est qu’un reflet social. « Ce n’est pas l'individu, écrit le sociologue Gumploviez, qui crée une œuvre poétique. C'est le sentiment poétique de Son temps, du groupe social auquel il appartient qui l'a créée. Ce n’est pas l'individu qui pense, c’est l’esprit de son temps et de son groupe social qui pense en
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