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lui... Les événements historiques sont si peu faits
par les hommes que les phénomènes naturels sont faits par Dieu. L'histoire et la nature ne se manifestent que collectivement. »
Schaeffle, le représentant le plus en vue de la théorie
« Organiciste », s et dans des termes presque
identiques. Il ont: « Dans la science de la société ainsi que dans celle de la nature, on ne saurait se contenter de la notion de l'individu. On doit mettre en premier plan la tendance collective de l’homme, sa
fonction sociale et le fait de sa conservation pour et
par la société (1).
On peut considérer Hegel comme le véritable fon-
dateur de la conception historico-sociale. C'est lui qui.
asystématiquement considéré chaque phase historique comme un « moment » de développement ultérieur. L'histoire devient ainsi pour lui une force indépendante qui se développe en quelque sorte proprio motu. Tout « moment » historique réalisant l'Idée devient un point de départ.de l'évolution historique. L'histoire se fait elle-même. Elle devient sa propre cause. On
appellera cela plus tard « le milieu historique » à l’aide
duquel on cherchera d’ vou le mouvement historique.
Cette tendance de laisser absorber l'individu par
Thjstoire ou par la vie collective de la société est
identique à celle de l'antiquité qui le sacrifie à l'Etat.
Aussi Schaeffle désigne sa conception comme une con-
ception aristotélicienne. Et Adolphe Trendelnberg, le péripatéticien moderne, déclare que « l'individu n’est
(1) « Bau und Leben des Socialen Koerpers ».
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qu'un homme en droit, qu’en fait ilne devient homme que par l'Etat ».
La conception historico-sociale considère l’homme comme une sorte de table-rase, une feuille de papier
blane que l'histoire remplit de tout ce qui lui plait.
Elle correspond done à l’empirisme du matérialisme primitif pour lequel l'expérience toute extérieure est l'unique source de toutes nos connaissances. D'autre part, cette conception crée un être nouveau ayant une existence indépendante de l’homme : la société, ou le groupe social. Elle laisse pendante et irrésolue la ques. tion capitale, .à savoir : Qu'est-ce qui détermine le
caractère du groupe social lui-même ?
Le partisan le plus énergique de cette concepiion, Gumplowiez, est obligé de le reconnaitre : « Il nous manque, dit-il, l'analyse microscopique établissant comment tout individu est lié à un degré déterminé du développement social et de quelle facon le développement social détermine la pensée, le sentiment et l'action des individus. » Ainsi l'explication par le groupe social, de l’aveu de ses partisans, n'explique rien. Et en effet, avons-pous une idée précise et claire lorsqu'on nous déclare que l’homme est «un produit de son époque », l'homme est « un produit de l'histoire », ou l'homme est « un produit du développement social? » Toutes
ces formules courantes de la conception historico-
sociale sont trop vagues et peuvent se rapporter indis-
tinctement aux facteurs objectifs comme aux facteurs
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