SCHELLING
toire, celle où s'accomplit la ruine des plus anciens et plus merveilleux empires du monde, des premières et des plus belles Heurs de l'arbre de l'humanité. La seconde période est celle où Taveugle pouvoir du destin fait place à la nature, à une loi physique qui gouverne la liberté et, de la sorte, introduit au moins une certaine régularité mécanique dans le cours des affaires humaines ; elle commence avec les conquêtes de la République romaine. La troisième période est celle où le principe qui s'est manifesté dans les deux premières comme destin et comme nature se révèle comme providence ; c'est celle où il apparaît clairement que le destin et la nature des périodes antérieures n'étaient que les premières et imparfaites manifestations de la Providence. Quand cette troisième période arrivera-t-elle? Nous ne le savons pas ; mais quand elle sera, Dieu sera.
Dans les leçons sur la Méthode des études académiques ^ (Vorlesungen liber die Méthode akademischen Studiums), faites à léna en 1802, et publiées l'année suivante, on voit Schelling arriver jusqu'au point où Hegel se rencontre avec lui et se sépare de lui en même temps. Dans ces leçons, il promène son regard sur tout le champ des études académiques ; c'est un tableau encyclopédique de la science au point de vue de l'identité absolue et de l'idéalisme. J'indiquerai rapidement les principales idées qui, dans ce livre, se rapportent à l'histoire.
Dans la seconde et la huitième leçon, Schelling soutient,